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Entretiens Gabrielle ange noir

décembre 1996 | Le Matricule des Anges n°18 | par Éric Dussert

Gabrielle Wittkop est anticonformiste. Très indépendante, sadienne et un peu misogyne, elle écrit des histoires vénéneuses où se mèlent les étrangetés de Mandiargues aux riches heures de Petrone.

Les Départs exemplaires

Depuis la parution du Nécrophile (1972), Gabrielle Wittkop a écrit une dizaine de livres noirs chargés de mort, de poison et de tourments gothiques. Après le divertissement de l’Almanach perpétuel des Harpies, Les Départs exemplaires est dédié à trois décès « inouïs contés sur un mode particulier » pour paraphraser Gœthe. Avec un goût sûr des belles phrases et des descriptions saisissantes, elle a organisé son recueil autour des thèmes de la transcendance (la mort d’Idalia au sommet d’une tour) et de la déchéance (Une descente au bord du Styx). La place centrale revient au récit des derniers jours d’Edgar Poe (Les Nuits de Baltimore) qui, emporté par le mouvement vitaliste de la création, en subit le contrecoup dans la déréliction et la folie.
Journaliste culturelle au Frankfurter Allgemeine Zeitung, veuve de l’essayiste allemand Justus Franz Wittkop, Gabrielle est née en 1920 à Nantes.

Peut-on dire que vous êtes un écrivain sadien ?
Je ne suis jamais allée à l’école. Mon père était radicalement libre-penseur. Il avait une bonne bibliothèque et m’a dit : tu peux tout lire. Alors je lisais tout. Je reste très influencée par Sade qui est à mon avis le plus grand styliste. Au XVIIIe La Mettrie, Condillac, d’Holbac sont des penseurs, pas des stylistes. Sade n’a pas vieilli. Il a une verve imprécatoire, une force verbale… On ne peut pas s’empêcher de l’aimer dans son humour féroce. Lorsqu’on lui demandait sa profession il répondait : père de famille. C’est énorme. Et il y a Lautréamont, bien sûr.
Vous restez attachée au courant de la libre-pensée ?
Je n’ai pas le besoin d’une religion ou d’une superstition. Ce serait une entrave désagréable et superflue. Mais ce n’est pas facile car l’athée est suspendu dans le néant. Quand les choses vont mal et qu’on n’a aucun sens national, familial ou religieux, il faut du caractère.
Pour échapper à la norme ?
Les gens n’osent pas aller à contre-courant. Ils ont besoin d’un attachement politique, de la haine, de toutes sortes de merdes qui les collent ensemble. Ce sont des animaux grégaires et frustrés. Quand je m’en irai, je ne serai pas frustrée. Ma vie a été dure, tourmentée, dangereuse, mais c’est bien ainsi. Et si je perds la face parfois, j’en ai plusieurs de rechange.
Le Nécrophile est votre premier écrit.
J’ai commencé à écrire à huit ans. Un texte de cinq lignes que j’ai glissé à mon père d’un air interrogateur. Il m’a dit : c’est bien, tu dois continuer, l’écriture est une chose qu’il faut soigner. Il m’a donné cinq francs. Mes premiers droits d’auteur. Avant Le Nécrophile j’ai publié des short stories dans des journaux. Pas très fameuses. En somme je me suis développée assez tard.
Vous avez été internée à Drancy pour avoir caché un déserteur de l’armée allemande, votre futur mari. Vous avez vécu en Asie au contact d’une faune carnassière, vos aventures ont-elles été décisives dans votre parcours ?
Un homme que j’ai...

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