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Entretiens Le livre des Italiens

mars 1997 | Le Matricule des Anges n°19 | par Marc Blanchet

Avec Acqua fondata, l’écrivain et traducteur Bernard Simeone raconte sa découverte de l’Italie à travers les portraits de villes et de leurs écrivains qu’il connaît bien. Ou comment atteindre l’essentiel par des fragments.

Acqua fondata

Bernard Simeone est un passeur des lettres italiennes. Si cette qualité de partage a trouvé jusqu’ici sa trace par la traduction de nombreux poètes et romanciers italiens (responsable aux éditions Verdier de la collection Terra d’altri, Bernard Simeone y a traduit Biamonti, Caproni, Doninelli, Erba, Luzi et Ortese), elle offre avec la parution d’Acqua fondata un témoignage littéraire d’une émouvante profondeur.
À travers des portraits d’écrivains inséparables de leur ville et la réflexion de l’auteur, petit-fils d’émigrants italiens, sur ses origines, une géographie se dessine : celle qui trouve dans l’amitié de vrais chemins, donnant une langue aux multiples instants et lieux de sa quête. Ces fragments d’une identité, qui trouvent par l’autre les éléments de leur totalité, composent à leur tour un des portraits les plus authentiques de la littérature italienne de cette fin de siècle et mieux encore : de l’Italie en général, pays de paradoxes et de contradictions, qui confirme dans sa modernité même sa nature mythique et originelle.

Acqua fondata propose des textes sur l’Italie qui peuvent être lus indépendamment les uns des autres. Comment s’est passée la rédaction de cet ouvrage ? N’avez-vous pas l’impression d’avoir atteint une cohérence de l’ensemble en créant votre propre jeu de variations ?
En m’imposant un parcours du nord au sud de la péninsule, je voulais adopter un carcan, une défense contre les excès complaisants de l’autobiographie. Les soixante sections qui composent ce livre disent, je crois, la tentation de s’identifier profondément à des lieux, de se constituer soi-même à travers eux : je n’ignorais donc pas le risque d’une fusion excessive aboutissant à l’informe. Il me fallait susciter un dialogue entre géographie concrète et géographie intérieure : telle était pour moi la condition de la justesse. J’ai voulu suggérer au lecteur la réalité -parfois écrasante quand il s’agit de l’Italie- des œuvres, des lieux, des visages, avant d’exploiter en moi les plis et replis d’une perception subjective de ces mêmes présences. L’écriture a procédé par agglutination, au fil des saisons intimes, obéissant au pouvoir évocateur des noms d’amis, de villes… Quant à la cohérence dont vous parlez, elle vient peut-être d’une tension sous-jacente vers l’autobiographie fragmentée, à travers le génie -ou le démon- des lieux. Et plus encore d’une tentative, réitérée tout au long des pages, de répondre à la question : qu’est-ce qu’habiter à la fois une terre et une langue, un pays et une écriture ? L’approfondissement, sensible et intellectuel, de cette question, situe peut-être le registre où se déploient les variations dont vous parlez…
Les artistes italiens que vous évoquez -la plupart étant des écrivains- sont inséparables, dans leur découverte et leur connaissance, de la ville où ils ont vécu longtemps ou vivent encore. Est-ce caractéristique des auteurs italiens, ou n’est-ce pas à proprement parler les...

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