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Dossier Claude Louis-Combet
L’écriture consacre l’absence

mars 1997 | Le Matricule des Anges n°19 | par Thierry Guichard

L’œuvre de Claude Louis-Combet semble sortir d’un chaos où la foi, le désir, la monstruosité s’interpénètrent avec la volonté d’être en phase avec la cosmogonie.Elle constitue comme une matière organique issue du plus profond des fantasmes d’un homme empli de spiritualité. Entretien avec un écrivain en quête.

La visite de son bureau, véritable matrice tapissée de livres et de photographies dévoile sur sa table de travail quelques feuilles manuscrites d’un ouvrage en cours.Et bien sûr, ce qui frappe, c’est la quasi absence de ratures sur ces pages où, pourtant, courent de longues phrases. Claude Louis-Combet n’entretient pas un rapport habituel avec l’écriture. Celle-ci semble d’abord se constituer organiquement en lui. Il insiste là-dessus : son travail consiste seulement à se mettre à l’écoute.
Vous disiez n’avoir pas voulu que votre premier livre soit beaucoup lu. Pourquoi l’avoir fait publier, alors ?
(Long silence). Je trouvais que c’était quelque chose qui méritait quand même d’être reconnu. Une publication anonyme m’aurait assez convenu. Infernaux Paluds est un roman à 80% autobiographique. Une autobiographie où je mets l’accent plus sur les fantasmes que sur les faits, les événements. Par exemple, j’y fais mourir ma mère sous les bombardements à Lyon. Il y a comme ça des éléments qui ne relèvent pas de la réalité historique.
L’écriture, face au sentiment de culpabilité, au désir inadmissible, vous servait-elle de rachat ?
Dans les premiers livres, jusqu’à Marinus et Marina, l’écriture que je pratiquais contenait quelque chose d’une psychothérapie. Je n’ai jamais songé à suivre une analyse. Je comptais sur l’écriture pour me déculpabiliser, me réconcilier avec l’image de la mère, me réconcilier avec mes désirs, mes pulsions.
Ça ne semble pas être une réussite. Le sentiment de culpabilité continue d’alimenter votre œuvre, non ?
Oui. Les deux premiers livres ont vraiment eu un effet salutaire. Surtout Miroir de Léda. Ce dernier a été une explosion cosmique extraordinaire des retrouvailles de la sexualité : c’est un livre qui a été très bonifiant pour moi. C’est le seul que j’ai écrit avec plaisir, au sens sensible du terme. Après j’ai pu écrire des histoires un peu atroces.
Je me dis que, au fond, je n’ai pas du tout la vocation d’écrivain. Je ne peux écrire ce que j’écris, qui sont des choses cruelles, pénibles, insupportables que dans les moments où je suis en équilibre avec les êtres autour de moi. J’ai besoin de sécurité. Ainsi, j’entretiens un rapport d’acceptation avec moi-même et je laisse monter ce qui vient du plus profond et que j’accepte. Le seul travail que j’ai à faire, c’est de me tenir en état d’écoute, de réceptivité. Tous les soirs, je consacre une heure trente ou deux heures à l’écriture de fiction. Ça demande une très grande concentration. Mais j’écris directement à la main, sans beaucoup de ratures, et je peux m’arrêter au milieu d’une phrase, le lendemain je reprendrais sans avoir besoin de relire ce qui précède.
Dans un premier moment, donc, l’objectif que je poursuivais était thérapeutique mais à partir de Marinus et Marina, il y a eu un tournant : j’ai commencé à m’intéresser aux saints, à la mystique et le souci d’équilibre psychologique a fait place au souci de...

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