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Éditeur Obsidiane, poésie présente

janvier 1999 | Le Matricule des Anges n°25 | par Marie-Laure Picot

Vingt ans après la création de sa maison d’édition, l’écrivain et poète François Boddaert soutient une poésie loin des courants et des dogmes, centrée autour du vers.Portrait d’un anti-pessimiste.

Le poète avait déjà sa caricature. La crise du livre aidant, l’éditeur de poésie a trouvé la sienne. Accablé, brisé et plaintif, c’est dans cette posture tragique qu’on le rencontre parfois. françois Boddaert s’en voudrait de ressembler à sa caricature. Il ne se plaint pas -ou en tous cas, pas en public- et on aurait presque envie de l’en remercier. François Boddaert a plutôt l’air d’un bon sauvage. Le type d’homme chaleureux mais discret qu’on imagine rechercher plutôt les amitiés durables, celles qui prennent de l’intensité et même bonifient avec le temps (il est aussi un grand amateur de vin). Il a fui la ville il y a pas mal d’années pour s’installer dans la campagne sénonaise, à Bussy-le-Chateau en Bourgogne. C’est là, dans sa maison, devenue le siège des éditions Obsidiane qu’il nous reçoit. Ce jour-là, on aurait pu tout aussi bien rencontrer l’un ou l’autre des auteurs qu’il publie car Obsidiane, c’est avant tout une famille. Mais François Boddaert préférerait sans doute le terme de groupe car si depuis vingt ans il s’emploie à tenir ferme les rênes de cette petite et non moins périlleuse entreprise d’édition, la notion de patriarcat n’est visiblement pas sa tasse de thé. Du groupe des débuts, seuls Gilles Ortlieb et lui-même répondent toujours présents. Ils se rencontrent sur l’île de Houat en 1978. Jeunes étudiants (ils ont entre vingt-cinq et trente ans), ils écrivent de la poésie et vivent de petits boulots. C’est un projet de collaboration à une revue naissante qui les rapproche d’abord et si bien, qu’après réflexion, ils se désolidarisent du projet initial et lancent de leur côté, avec le soutien d’Henri Thomas, le premier numéro de la revue Obsidiane
Un assemblage de poèmes tapé à la machine, qui, contre toute attente, posera les fondations de la maison d’édition que nous connaissons, toujours debout, vingt ans plus tard.
Pascal Coumes (féru de langues et de littératures étrangères) qui est à l’époque et sera pendant de nombreuses années le troisième membre important du groupe fondateur, les rejoindra rapidement.
« Nous voulons exister pour la beauté de ses éclats, pour en montrer la profondeur et choisissons l’écriture parce qu’elle aussi participe de la puissance créatrice. La littérature est l’art de l’écriture et, comme tel, multiple et infinie… Obsius tirant obsidiane du hasard nous a délivrés des incertitudes : il nous a convaincus de la nécessité du vrai et du beau fut-ce au prix de la tragédie d’un volcan. » L’éditeur ne désavoue pas ces phrases manifeste des débuts. Le recours au symbole est la marque de la jeunesse et de la passion.
Aux sommaires des premiers numéros, des noms très prestigieux aujourd’hui : Henri Thomas, qui suivra longtemps le groupe, Jean Paulhan, Georges Perros (au sujet duquel Maxime Caron livrera un très bel hommage poétique sous la forme d’un requiem), Constantin Cavafy, Armand Robin, Jean Follain, Herman Melville, Giacomo Leopardi… et bien d’autres poètes de langues...

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