La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Domaine étranger Les rumeurs de la côte

octobre 1999 | Le Matricule des Anges n°28 | par Benoît Broyart

Défini par l’auteur, disparu au début de l’année, comme un roman « presque à l’eau de rose », Les Filles du capitaine s’attache aux femmes surtout, en définissant leur place dans l’Espagne à la fin de la guerre civile. Le cadre, Villarreal de la Mar, cité fictive plantée sur la côte galicienne, permet à Torrente Ballester de déployer l’attirail d’une fiction qui dénonce à chaque page le fonctionnement du régime autoritaire. Car la province abrite une ville où « tout se sait, à l’instant même, à l’heure suivante ou au pire le lendemain. »
Cristina et sa cadette Chon sont orphelines. Leur père, capitaine, a été exécuté pour ses idées et la mère en est morte de chagrin. Elles reviennent de Madrid pour vivre chez leur tante, dans la petite ville qui les a vues naître. Très vite, la rumeur se met en place à tous les niveaux et freine leur progression. L’éducation madrilène des deux jeunes « filles du fusillé rouge » dénote. Elles sont décriées l’une après l’autre.
Torrente Ballester sonde une société réactionnaire. Il s’attache aux détails et mise sur un grand nombre de personnages, parfois juste effleurés, pour ramener à la surface leurs comportements étroits. À Villarreal de la Mar, aucun geste gratuit. Il est toujours question de positionnement social et de mariages avantageux. Puritanisme, hypocrisie, dénonciation, l’auteur montre un petit groupe d’humains soumis à des codes stricts et mesquins. Les Filles du capitaine se livre avant tout comme le roman d’une contestation sous-entendue, car l’univers de Torrente Ballester porte, comme celui de beaucoup d’écrivains espagnols de sa génération, la marque douloureuse de la dictature.

Les Filles du capitaine
Gonzalo Torrente Ballester

Traduit de l’espagnol
par Claude Bleton
Actes Sud
208 pages, 119 FF

Les rumeurs de la côte Par Benoît Broyart
Le Matricule des Anges n°28 , octobre 1999.
LMDA PDF n°28
4.00 €