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Poésie A corps écrit

janvier 2000 | Le Matricule des Anges n°29 | par Marie-Laure Picot

Tout est possible en poésie et en toute logique, ce qui fait entorse aux règles normatives de la langue est de préférence perçu comme la marque d’un véritable travail de recherche. En marge des textes publiés actuellement, certaines notions comme « le corps de la langue » ou « l’écrit d’la voix », reviennent fréquemment sous les plumes des poètes, reprises par les critiques. Une pratique, (un courant peut-être), se dessine autour de ces notions et il semble que cela suffise à légitimer l’existence sur le marché de textes dont il faut reconnaître qu’ils sont pour la plupart difficiles à lire, voire carrément illisibles. Face à ce qui s’entasse sur les étals des librairies, face à tous ces textes qui ne sont bien souvent que des vraies-fausses nouveautés, quelque chose se passe, qui ressemble à une tentative de réinvention de la langue. Mais est-ce suffisant ? Si on imagine une langue-corps, le recueil de poèmes de Vannina Maestri est une monstruosité aux mots-membres tronçonnés, mutilés, greffés, pervertis, triturés, vidés de leur signification première. « de partrous l’langu’ déborde le corps où l’corps déborde l’langu’ : & c’est là que ça s’écrie. », explique en substance Jean-Pierre Bobillot dans un « après lire » ou postface à la manière de l’auteur. Débris d’endroits se présente en effet comme une déferlante de mots, de phrases, de discours, de voix même, avec nulle branche où s’accrocher, nul refuge pour le lecteur, pas même un signe. Les vers se précipitent et forment une accumulation, laquelle ne repose a priori sur aucune règle et dessine de manière systématique de nouveaux points de fuite. Des idées, des phrases sur tout et sur rien émergent puis retombent, s’annulent. Alors, oui, quelque chose se passe dans le texte qui peut-être mérite analyse… Mais encore une fois, est-ce suffisant ?

M.-L. P

Débris d’endroits
Vannina Maestri

Atelier de l’agneau
36, rue du Gl-Modard B-4000 Liège
106 pages, 80 FF

A corps écrit Par Marie-Laure Picot
Le Matricule des Anges n°29 , janvier 2000.