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Entretiens Heidsieck en prise directe

juillet 2000 | Le Matricule des Anges n°31 | par Marie-Laure Picot

Inventeur de la poésie sonore, Bernard Heidsieck mène depuis une quarantaine d’années un travail de création et de diffusion en live de son œuvre. Mettre le poème debout est son credo. Explications.

Respirations et brèves rencontres

Poème-Partition T (6 poèmes sur des peintures de A. Tapiès)

Dans la salle du café Régent à Bordeaux, l’encombrement sonore, bruits de verres et de conversation, est tel qu’il faut prêter l’oreille pour s’entendre. Dans cette circonstance, on pense immanquablement aux poèmes Respirations et brèves rencontres récemment publiés, tout simplement parce que certaines de ces conversations avec des fantômes d’écrivains imaginées par l’auteur, sont accompagnées du brouhaha qu’on trouve dans les cafés.
Si Bernard Heidsieck fait intervenir dans beaucoup de ses textes enregistrés ces bribes de notre quotidien, celles-ci viennent parfaire un travail d’écriture. Créer une atmosphère qui serait issue d’une conversion du réel en quelque chose de plus élevé par le biais du langage pourrait être une manière de définir cette œuvre… De la poésie pour certains, pour d’autres une forme artistique proche de l’art contemporain (de la plastique sonore ?). Mais y a-t-il frontière ?… Avec Poème partition T, l’un de ses premiers poèmes sonores, l’auteur trouve le moyen de faire vivre au lecteur-auditeur, physiquement, sensitivement, les tableaux d’Antoni Tapiès ; avec ses poèmes trouvés, se sont les formulaires administratifs qui entrent en poésie ; et que dire de ces souffles (oui, de véritables respirations enregistrées) d’auteurs (ceux de Gertrude Stein, de T. S. Eliot, de Gherasim Luca, de Jean Giono… soixante en tout) qui accompagnent la voix de Bernard Heidsieck dans Respirations et brèves rencontres. Disons que quelque chose de neuf se passe, qui frise souvent l’abstraction et échappe plus souvent encore aux tentatives d’explication.

Bernard Heidsieck, vous écriviez dans les années cinquante : « la poésie écrite n’a plus lieu d’être ». Qu’est-ce que vous entendiez par là ?
J’écris des textes mais qui ne se limitent pas à l’écriture. Il y a une deuxième phase de travail qui est l’enregistrement et une troisième phase -la destination de ce travail- qui est la lecture publique.
Cette pensée est-elle toujours d’actualité ?
Elle fait partie de notes que je faisais souvent de façon intercalaire entre les textes que je réalisais. En 1955, le constat en matière d’activité poétique était assez sinistre -c’était la fin du surréalisme avec une inflation d’images, les dernières informations sur la poésie de la résistance, l’apparition de la poésie blanche… C’était par exemple Du Bouchet, quelques rares mots dans la page, Veinstein, Claude Royet-Journoud, cette école-là…
Je venais de publier un livre chez Seghers et je constatais ce que c’était que la circulation de la poésie, c’est-à-dire qu’elle était nulle. Je me suis dit, si on y croit encore, il faut changer les choses. Le poème qui était passif sur le papier à attendre un lecteur de plus en plus hypothétique, il faut le transformer, le rendre actif. Pour le rendre actif, il faut le sortir du livre. J’ai donc commencé à changer radicalement ma façon de faire. J’ai écrit une série de textes que j’ai intitulée Poème Partition....

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