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Entretiens L’alarme et les mots

juillet 2000 | Le Matricule des Anges n°31 | par Éric Dussert

Le double succès de Pas revoir et de ses traductions n’empêchent pas Valérie Rouzeau de voir rouge. Avec Neige rien, recueil d’admirables poèmes courts, sa colère l’ouvre au monde. Impressionnante.

Neige rien

Je voulais écrire un poème

Le Printemps et le reste

Valérie Rouzeau a émis le souhait de vivre en poésie. Depuis la publication de Je trouverai le titre après en 1984 et la création d’une revue éphémère, Le Squelette laboureur (Nevers, 1990-1991), elle y est parvenue. Admettons qu’elle est obstinée. Elle fréquente les hôtels, les gares, les écoles et les ateliers d’écriture plus que cet appartement parisien où elle écrit. Sa vie pourtant est là, sous la surveillance des poissons Louise Lame et Tango, dans l’écriture, la traduction. C’est son travail et il semble que cela soit pour elle la seule activité naturelle. En cela, pas de pose chez cette trentenaire dont la simplicité deviendra légendaire tout comme le succès de son Pas revoir épuisé en moins d’un an. Elle y faisait le deuil de son père. Son émotion, sa langue singulières ont marqué ses lecteurs. Le bouche-à-oreille a rempli son office : Valérie Rouzeau est désormais une voix importante de la poésie française contemporaine. Une telle affirmation est d’autant moins gratuite que la parution du remarquable Neige rien l’étaye à nouveau.
D’une veine nouvelle, il s’y impose la voix d’une grande poète. Neige rien est composé de petits poèmes montés sur ressort -des diablotins jaillissants, rudes ou enjoués. Ils sont imprimés en rouge parce que la poète est en pétard. Elle le dit dans une langue très ramassée, élastique mais nerveuse. Allitérations, polysémies, jeux de sonorités et de sens, elle use d’un langage retourné à l’infinitif de l’apprentissage de cette sacrée « saint Axe ». Ça swingue comme sur un ring, ça syncope pour exprimer les violences du « monde comme il ne va pas ». Valérie Rouzeau s’est mise hors d’elle en renonçant pour cette fois aux territoires du « je ». Sur ce terrain inédit, Neige rien avance avec une assurance qui n’oblitère pas tout le désarroi de la poète. Valérie Rouzeau a vu rouge certes, mais elle reste alarmée.

Pas revoir vient d’être réimprimé moins d’un an après sa parution, succès exceptionnel pour un livre de poésie. À quoi attribuez-vous cet accueil ?
Tout est parti de l’article d’André Velter dans Le Monde et des deux émissions de radio que l’on a fait ensemble. L’an dernier, les gens venaient au Marché de la poésie avec son article. Ensuite, il y en a eu beaucoup d’autres et ma façon de vivre, le fait que j’aille de lectures en lectures, d’école en école pour des ateliers a favorisé les ventes. Dans certains établissements les centres de documentation commandent jusqu’à vingt exemplaires pour que les enfants puissent lire mes poèmes avant mon passage.
La publication de vos traductions de Sylvia Plath et de William Carlos Williams signalent l’importance de cette activité pour vous. Comment y êtes-vous venue ?
J’ai fait une maîtrise de traduction à la fac de Tours. Comme je n’avais pas envie de me farcir un mémoire complet et que je ne me sentais pas capable de parler sur cent pages d’un auteur, j’ai proposé à mon prof de traduire un recueil inédit de Sylvia Plath....

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