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Théâtre Derniers Müller

septembre 2000 | Le Matricule des Anges n°32 | par Maïa Bouteillet

Ce que l’on ne peut pas encore dire on peut peut-être le chanter déjà" écrivait Heiner Müller dans une série de réflexions sur l’Opéra, en 1968, alors qu’il achevait la rédaction d’un livret commandé par Paul Dessau. Le dramaturge berlinois connaissait alors de réelles difficultés pour travailler, il venait d’être exclu de l’Union des écrivains de la RDA. Sans l’aide de Dessau, le compositeur qui fut (avec Kurt Weill) un très proche collaborateur de Brecht, L’Opéra du dragon n’aurait probablement jamais vu le jour. Seule expérience connue de Müller dans l’écriture lyrique, le texte est ici enrichi de documents annexes qui ont servi à la traduction. On ne sera pas surpris de découvrir une œuvre politique qui mêle mythes populaires et contes pour enfants. Il était une fois, à variable époque, un peuple qui s’était placé de lui-même sous l’empire du dragon par crainte du choléra. En contrepartie, le monstre griffu réclame chaque année son tribut de chair fraîche que les citoyens livrent sans frémir. Sauf que Lancelot le héros en mal d’action flamboyante ne supporte pas de voir les yeux d’Elsa promis à la pitance du dragon… Sous l’apparente naïveté de la fable comique, affleure le thème, müllerien par excellence, du pouvoir et de l’asservissement.
On pourra compléter cette interrogation sur la forme en se reportant aux premières pages de Profession arpenteur où le dramaturge évoque l’opéra. Ce recueil fait suite à un premier volume d’entretiens menés par Alexandre Kluge pour la télévision allemande et consigne les dernières discussions de la série. Le ton se fait de plus en plus personnel, Heiner Müller évoque la maladie et la mort et l’écriture comme un antidote à la souffrance.

Heiner Müller
L’Opéra du dragon

Traduit de l’allemand par
Renate et Maurice Taszman
Profession arpenteur
Traduit de l’allemand
par Jean-Pierre Morel
Éditions Théâtrales
80 et 128 pages, 76 FF et 98 FF

Derniers Müller Par Maïa Bouteillet
Le Matricule des Anges n°32 , septembre 2000.
LMDA PDF n°32
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