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Entretiens Voyages en altitude

août 2001 | Le Matricule des Anges n°35 | par Delphine Désveaux

Queen Kong

Lire Sylvain Jouty, c’est gravir un Everest littéraire. Le parcours, s’il est raide, vaut le détour, pavé d’humour caustique, de jeux de mots et d’érudition.
Nouvelliste, romancier, journaliste, Sylvain Jouty doit à une mauvaise entorse de ne pas avoir été guide de montagne à Chamonix. Son dernier recueil de nouvelles, Queen Kong, est une bonne mise en bouche des livres antérieurs, dont certains sont pour le moins roboratifs. L’on y retrouve les métaphores montagnardes, les peuplades aux rites mystérieux, les « pays évanouis », l’absurde, le fantastique chers à l’auteur du superbe L’Odeur de l’altitude (Fayard, 1999). Ses ouvrages témoignent d’un univers personnel foisonnant dont il aime à pousser la logique jusqu’au paradoxe en dénonçant l’orgueil, la surenchère aventurière, l’incompréhension ou l’horreur économique. Absurdes, érudits, ses raisonnements font montre d’un esprit aiguisé qui trempe dans notre monde une plume aussi originale que caustique.

Vous avez écrit différents types d’ouvrages, mais vous êtes avant tout un nouvelliste. Pourquoi cette attirance ?
Avec la nouvelle, je vais à l’essentiel. Je n’ai pas besoin d’allonger la sauce avec du folklore, du psychologique ou du complaisant. Tous mes romans ont été écrits à partir de nouvelles que je raboute les unes aux autres. Cela m’oblige à chercher des idées pour créer des liens. En cela, le roman est plus riche que la nouvelle.
L’Odeur de l’altitude comme la nouvelle La Paroi dans Queen Kong élèvent la montagne au rang de la philosophie ou de la symbolique religieuse. N’y a-t-il pas dans cette volonté de s’élever quelque chose du Surhomme de Nietzsche ?
Je ne crois pas tellement au Surhomme. À mon avis, ce sont les interprètes les plus contestables qui en ont parlé. Dans Nietzsche, que j’aime lire, je garde la subtilité, la finesse, l’acuité de l’attention aux phénomènes, souvent la richesse d’invention littéraire -beaucoup d’aphorismes sont presque des esquisses de nouvelles-, la quête messianique du renversement de toutes les valeurs, et l’idée folle et belle de l’Éternel retour. Mais s’il faut parler d’influences, citons plutôt Kafka, James ou Borges.
Dans un texte paru dans Quai Voltaire en 1993, vous écriviez, en citant Lévi-Strauss : « Je hais les voyages et les explorateurs ». Pourquoi une telle virulence contre ces aventuriers de l’extrême qui sont des personnages récurrents dans vos livres ?
Je n’ai rien contre les vrais aventuriers, comme René Caillié allant à Tombouctou par exemple. Mais aujourd’hui les aventuriers, et tout ce qui va avec, le risque, l’individualisme, est présenté comme un modèle. Il y a une idéologie du sport et de l’aventure comme parangon de la réussite sociale, et c’est cela qui me déplaît, et dont Hugo Dellaporta, mon personnage de L’Odeur de l’altitude, souffre. On est dans la fantasmagorie : le monde d’aujourd’hui n’a jamais été aussi demandeur d’assurances en tout genre. L’aventure est presque...

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