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Dossier Franck Venaille
« Exhiber l’écriture jusqu’au silence »

décembre 2001 | Le Matricule des Anges n°37 | par Thierry Guichard

Tragique, livre d’outre-tombe, poursuit après La Descente de l’Escaut l’exploration d’une angoisse apaisée. Comme s’il restait, après plus de trente livres de combats, une plaine baignée de brume et d’un pâle soleil. Un paysage de prose et de vers qui affleure sur les ruines du monde.

Pour répondre à chaque question, Franck Venaille prend un long temps de réflexion.Le regard cherche au-delà de son interlocuteur le lieu d’une parole possible. L’homme n’oublie pas pour autant les règles de la civilité.Bien plus, il fait partager son amour pour les bières belges…

Votre oeuvre a bifurqué plusieurs fois autour de livres charnières. Notamment, au moment où votre revue Chorus semble rencontrer le succès vous changez de voie et écrivez Caballero Hôtel. On sent à cette époque chez vous une influence du polar et du jazz. Est-ce elle qui vous fait aller vers le récit et délaisser un peu la poésie ?
C’est avec Caballero Hôtel que j’ai franchi la ligne de démarcation et c’est là que j’ai eu la sensation de devenir écrivain, plus de dix ans après Journal de bord. Si je continuais dans la soumission au réel, je faisais fausse route. Dès Pourquoi tu pleures, je pensais à une autre façon d’écrire, d’aborder le monde.
Ma trinité de l’époque dans le domaine du policier c’était Himes, Goodis et Chase et dans le cinéma c’était Arthur Penn, Richard Brooks et Samuel Fuller. Dans les poèmes que j’écris pour mon prochain livre sur Paris, le narrateur c’est-à-dire moi, se promène protégé par Ed Cercueil et Fossoyeur, les deux policiers noirs de Himes. C’est un clin d’oeil mais aussi ça correspond à un fantasme que j’ai d’être en permanence en état de guerre avec le monde et d’avoir besoin de protection. Qu’espérer mieux que ces deux tueurs, mais des tueurs qui sont du côté de l’ordre ?
Je me rends compte à quel point c’était violent tout ça. C’était l’époque des tentations contraires : partir vers le pop art ou vers l’écriture de l’intériorité. C’est ce que j’ai choisi. Caballero Hôtel est un peu le livre qui pose les points d’interrogation. Je suis frappé par le nombre d’encadrés, de filets qui j’y ai mis.
Pendant un moment certains m’ont reproché de publier chez Minuit, parce qu’ils voyaient une trahison à la poésie. Moi j’avais envie de raconter mes histoires dans une forme qui tienne à la fois du poème en prose et du récit, ce qui est tout à fait casse-gueule. Je pense y être arrivé tant bien que mal dans Jack-to-Jack, Caballero Hôtel et La Guerre d’Algérie. Mais ensuite j’ai beaucoup plus scindé les choses, j’ai écrit soit des récits soit de la poésie. Pour moi l’écriture c’était comme un champ de mines ; tu as les emplacements sur la carte mais il n’est pas sûr que ce soit les bons emplacements, alors tu avances doucement, avec un bâton devant toi. Je me mettais moi-même en danger, ce n’était pas une littérature qui ne laissait pas de traces…
Si on assemblait chaque livre de votre oeuvre, n’obtiendrait-on pas un puzzle où apparaîtrait un autoportrait intime ?
Qu’est-ce qu’on retrouverait : anxiété, mort, angoisse, sexe, beauté, combativité, souvenir, mémoire. Probablement des choses plus positives que je ne le crois. Je me laisse entraîner quand je parle de ce que j’écris par l’aspect...

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