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Dossier Erri De Luca
Les sens aux aguets

juin 2002 | Le Matricule des Anges n°39 | par Philippe Savary

De Naples, mère de toutes ses inspirations, à son engagement dans le mouvement social, de Berlusconi au succès de son nouveau livre Montedidio, Erri de Luca foule le passé et le présent les pieds sur terre. Avec le sens inné de la fraternité et de la vigilance.

Erri de Luca vit dans la campagne romaine parmi les peupliers, les amandiers, le romarin et les bruits de basse-cour qui s’échappent de la propriété voisine. Et lorsqu’il vient à Paris, il a les larmes aux yeux, « à cause de la pollution ». Peut-être aussi à cause du surmenage. L’écrivain a été beaucoup sollicité lors du Salon du livre, en mars dernier, où nous l’avons rencontré. Au succès de son dernier récit Montedidio, il lui a fallu également réagir à l’actualité : la polémique autour de l’indésirable Berlusconi puis le retrait de la délégation italienne, le spectre d’un éventuel retour du terrorisme rouge avec l’assassinat à Bologne de l’économiste Marco Biagi par des pseudo-brigadistes, la tension sociale dans la péninsule… En homme de gauche très engagé, la parole d’Erri de Luca est souvent précieuse.

Erri de Luca, que vous inspire l’importante médiatisation politique autour du Salon du livre de Paris ?
Après sa déclaration d’hostilités, je crois que lors des prochaines éditions votre ministre de la Culture, Madame Tasca, devra trouver une nouvelle façon de refaire le coup. Ce fut une expérience formidable pour la vente des livres et la réputation des écrivains italiens. Tout à coup, nous sommes devenus des témoins de la liberté. Cette surveillance, cette préoccupation, véritable et authentique de l’opinion publique française sur la situation en Italie, doit nous encourager.(1) Quand la petite et insignifiante délégation politique du gouvernement italien a décidé de se retirer du salon, toutes nos chaînes de télévision -à la fois publiques et privées- ont plié bagages. Cela signifie qu’un événement mineur comme celui-là était, pour l’Italie, un événement important. Il y a eu censure. La manifestation a été ignorée. La surveillance française sur nous, si elle continue, nous permettra au moins de nous tenir au courant de ce qui se passe chez nous.

Des écrivains italiens se sont désolidarisés de la délégation officielle (Tabucchi, Camilleri, Consolo, Fois…) Qu’en pensez-vous ?
Les frais sont payés par le contribuable italien, pas par le gouvernement italien. Moi, pour éviter toute cooptation -je suis délégué de personne- j’ai payé mon billet d’avion. Tout simplement pour me tenir éloigné de toute assemblée.
Je suis absolument contre les propos tenus par Tabucchi et quelques autres selon lesquels il y a un régime fasciste en Italie. Si c’est le cas, on ne peut pas demander aux juges ou aux parlementaires de nous libérer du fascisme. Si c’est le cas, il faut recourir aux armes. C’est de cette façon qu’on combat le fascisme.
Tabucchi parle d’une façon irresponsable. En Italie, il ne s’agit pas de fascisme, il s’agit d’une forme de totalitarisme démocratique parce que nous avons fait l’erreur de changer nos lois électorales. Aujourd’hui, Berlusconi bénéficie d’une majorité écrasante au Parlement et devant laquelle il n’existe aucune forme de contrepoids.

Quel est le plus grand...

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