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Entretiens Au héros inconnu

novembre 2002 | Le Matricule des Anges n°41 | par Dominique Aussenac

En traquant un "ange" républicain, l’écrivain espagnol Javier Cercas retrouve le souffle épique de l’aventure dans une réflexion réussie sur le pouvoir de la narration et les vertus de l’engagement.

Les Soldats de Salamine

Dans Étoile distante (Christian Bourgois, 2002, cf. Lmda N°40), l’écrivain chilien Roberto Bolaño, installé en Espagne depuis plus d’une vingtaine d’années, traque un poète fasciste coupable de meurtres immondes après le coup d’État de Pinochet. Blond, froid, éloquent, cultivé, sadique, ce dernier incarne à la perfection l’ange du mal. Dans Les Soldats de Salamine, Javier Cercas, autre quadragénaire, professeur de littérature à l’Université de Gérone, cherche lui, un ange du bien. Un combattant républicain qui à la fin de la guerre civile a refusé de tirer sur Rafael Sanchez Mazas. Qui était ce dernier ? Un des fondateurs de la Phalange, le mouvement fasciste espagnol, un homme contrasté, intellectuel raffiné, brillant orateur, écrivain moyen, humain un peu lâche. Les deux ouvrages partagent un esprit, des influences communes et certaines similitudes au niveau de la construction. Mieux, Cercas et Bolaño jouent leurs propres rôles dans Les Soldats de Salamine. Cercas qui collabore régulièrement au quotidien El Pais se présente en écrivain plus ou moins raté et en journaliste d’occasion. Lors d’un entretien, il rencontre l’écrivain chilien qui le rassure à propos de ses potentialités littéraires et le guide sur la piste du héros perdu.
« Une semaine plus tard, quand l’interview fut publiée, Bolaño me téléphona au journal. Il me dit qu’il l’aimait beaucoup. Il demanda :

 Es-tu sûr que j’ai bien dit tout ça à propos des héros ?

 Mot pour mot, répondis-je, brusquement méfiant, imaginant que l’éloge initial n’était qu’un prologue aux reproches, supposant que Bolaño était l’un de ces médisants qui attribuent tous leurs faux pas verbaux à la malice, à la négligence ou à la frivolité des journalistes. Je l’ai enregistré.

 Putain, c’est vraiment très bien ! me tranquillisa-t-il.
 »
Si Étoile distante traite des relations ambiguës de l’art et du mal, Les Soldats de Salamine s’interroge sur l’engagement et l’héroïsme. Malgré la mort sans cesse annoncée de l’idéologie, l’accumulation capitalistique des objets, la toute puissance des images, l’engagement est-il possible aujourd’hui ? Notre société peut-elle encore produire des héros positifs ? Nostalgique d’un âge d’or de l’héroïsme et de l’engagement qui pourrait bien correspondre à cette même guerre civile, Cercas répond positivement à ces questions, mais sa conception du héros apparaît un brin candide, un peu trop manichéenne. Au niveau de la construction de leurs ouvrages, Bolaño et Cercas tissent un foisonnement d’histoires, anecdotes, de souvenirs qui se satellisent autour d’un noyau dur narratif. La profondeur de champ s’en trouve considérablement élargie. Les différents témoignages défilent en travelling panoramique ou s’intercalent pièce par pièce dans le puzzle formant le récit. Chez Bolaño, cela induit une relation presque fantastique, passé-présent-futur forment une entité métabolique qui enlaçant l’histoire, lui donne la puissance d’un...

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