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Dossier Slimane Benaïssa
L’écrivain comme un juge de paix

mai 2003 | Le Matricule des Anges n°44 | par Thierry Guichard

Du théâtre au roman, l’œuvre de Slimane Benaïssa vise à éclairer un monde en guerre pour nous donner les clés de la réflexion. Et la compréhension de l’incompréhensible.

Avec une cordialité chaleureuse, Slimane Benaïssa se prête au jeu des questions comme un acteur sur scène improviserait. Il lance ses phrases avec une vigueur qui surprend, leur accroche aussitôt une pensée qu’il va déployer avec le souci de ne jamais ennuyer son interlocuteur.

Cela fait dix ans que vous vivez en France. Y avez-vous vu s’installer une solidarité entre les intellectuels algériens exilés comme vous ?
S’il y avait une solidarité entre nous, elle se serait déjà manifestée en Algérie… Le pouvoir a tout fait pour nous mettre les uns contre les autres. Le pouvoir ne t’insultait pas lui, il chargeait untel de le faire. Ils nous ont fait croire qu’on était les flics les uns des autres. Beaucoup d’écrivains se sont mouillés avec le pouvoir, il faut le dire aussi…
L’année de l’Algérie en France, n’est-elle pas une bonne occasion pour se réconcilier ?
Ça n’a aucun sens. Comment Bouteflika peut-il faire la concorde avec des terroristes dont les victimes sont encore chaudes et ne peut pas faire la paix avec les harkis et les pieds-noirs ? Il vient ici en voyage officiel mais il ne voit pas les harkis, il ne voit pas les pieds-noirs ? C’est une grande fumisterie !
Pourquoi le Théâtre National algérien n’a-t-il pas monté une pièce de Camus ou de Mammeri ? On monte Kateb Yacine, c’est trop facile. Les ambiguïtés de Camus sont quand même plus extraordinaires ! Lui, il était au carrefour de tous les déchirements de cette époque-là. C’est ce qui a fait son génie. Camus était incompris par les pieds-noirs, rejeté par les Français, accusé tous azimuts. Quand tu es au carrefour de tout ça, tu as intérêt à être génial pour t’en sortir. Quand j’étais en Algérie, j’étais yacinien et plus je suis en exil, plus je suis dans les contradictions et plus je m’abreuve à la source camusienne.
Parlons de votre travail d’écriture en français…
Avant de commencer, j’aimerais faire une synthèse rapide de comment je perçois mon travail. Le Conseil de discipline est une pièce que j’assume complètement parce que je l’ai écrite, je l’ai montée et je l’ai jouée. Au-delà du voile, je l’ai écrite en arabe algérien, au départ. Je devais venir en France pour une tournée et je voulais la jouer dans les deux langues avec les mêmes actrices. Donc j’ai dû la traduire assez rapidement et je crois que je n’ai pas eu assez de distance par rapport à la version algérienne. J’ai voulu dire exactement en français, ce que je disais en arabe, donc il y a tout un côté de recherches dans la traduction que je n’ai pas faites, ce qui fait que je ne suis pas très heureux d’Au-delà du voile telle qu’elle est. Un homme ordinaire… et Marianne et le marabout, je voudrais les revoir pour une version définitive. Ce sont des pièces que j’ai écrites en ateliers, où les contingences de temps faisaient qu’il fallait envoyer le texte assez rapidement. Comme j’étais au début de mon existence en France, je n’allais pas faire la fine bouche, donc...

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