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Entretiens Céline à rebours

novembre 2003 | Le Matricule des Anges n°48 | par Éric Dussert

Romancier prometteur, Émile Brami arpente les terres céliniennes à la recherche de l’homme Louis-Ferdinand. Portrait documentaire.

Réticent à l’autoportrait, Émile Brami use des propres termes de L.-F. Céline : il se trouve « vulgaire et argileux » mais sa bibliographie plaide contre cette opinion. Deux romans, Histoire de la poupée et Art brut (Lmda N°32 et 37) puis le beau Rigor Mortis consacré à des photos de Xavier Lambours ont mis en évidence le talent d’un homme qui voulait devenir peintre. Naturellement, il complète son tableau : « Je n’ai aucun intérêt en tant que personne, je suis marié, j’ai un fils, des chats, un chien, je vis en banlieue et je prends le RER tous les jours ».
Émile Brami appartient à la confrérie des libraires d’ancien de Paris, une activité choisie « dans l’inconscience la plus totale » parce qu’il collectionne les bouquins de Céline. Sa boutique de la rue Bréa (Montparnasse) lui a permis de quitter l’enseignement pour vivre des livres. Sa spécialité célinienne lui vaut une solide réputation. Il est méticuleux, fiable, sans hâblerie.
Né en 1950 en Tunisie dans une famille juive, Émile Brami précise qu’il est « totalement athée ». Il découvre en 1964 la banlieue parisienne et, trois ans plus tard, Céline l’ « antitout » (Paraz). La fréquentation de cette « monstrueuse puissance du nihilisme » (Jünger) et de ce style unique l’accrochent définitivement. Confronté à la célinocratie, il offre avec beaucoup d’intelligence ses connaissances et ses interrogations. Au fond, il peint l’homme Céline dans son indescriptible mythomanie, sa misanthropie et son racisme phobique. Au détour de pages sur Sartre en pied-nickelé résistant tuant le « père » littéraire, l’exil au Danemark dont l’ennui sera transformé dans les lettres en misère, les fameux trois points (« … ») hérités de Paul de Kock et d’Octave Mirbeau, c’est un Céline en trois dimensions, forcené et foireux, brillant et odieux, révolté parfois lucide. Grâce à des documents rares et parfois inédits, la réalité gomme le mythe. Évidemment, sous les éloges, Émile Brami trouvera très cruel de « « réussir » plus ou moins en littérature, alors que j’aurais donné n’importe quoi pour avoir réalisé un tableau ».

Quelles étaient vos intentions en publiant ce Céline ?
De façon générale je n’ai ni but ni projet, ni même de plan lorsque j’entame un travail littéraire. Je pars toujours un peu au hasard, le plus souvent d’une phrase. Pour Histoire de la poupée, j’avais écrit « Son père lui avait fait une poupée d’un morceau de bois » et le roman s’est construit à partir de là. La seule certitude pour le Céline était que la dernière phrase du livre serait la première de Voyage au bout de la nuit « Ça a débuté comme ça ». En cours d’écriture, et de façon très confuse, j’ai essayé de montrer à quel point Céline influençait la littérature et le journalisme d’aujourd’hui (par exemple, pas un numéro de Libération sans au moins une phrase ou une allusion prise chez lui), ce qui n’est pas très original. C’est la seule vague « intention » du livre.

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