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Entretiens Larguez les amarres

janvier 2004 | Le Matricule des Anges n°49 | par Thierry Guichard

Jean-Paul Barbe n’aime pas les trains. Il sait d’où ils partent et où ils vont. Il leur préfère un improbable rafiot, caréné à la fantaisie et au baroque pour accoster en Babylonie joyeuse….

C’était à craindre. Champion hors normes de la digression dans Admiraal Tromp, Jean-Paul Barbe file d’une idée l’autre sans laisser le temps à son interlocuteur de regarder sa boussole. Passant allégrement de l’archipel des langues à celui des écrivains, faisant escale du côté de l’Auvergne, le romancier et poète dresse, en parlant, la carte d’une Europe des Lumières à laquelle il contribue. Cet Européen convaincu a créé il y a onze ans à Nantes le Centre culturel allemand, puis le Centre culturel italien et encore le Centre culturel espagnol avant de fonder le Centre européen, qui les regroupe tous et dont il est le président. Traducteur de Brecht, Marx, Engels, de la poétesse Sarah Kirsch, des romanciers Christoph Peters et Rudolf Fries (dont on retrouve le côté picaresque et cosmopolite dans Admiraal Tromp), il se définit comme « un démonteur d’horloge ». Et précise : « En traduisant, on trouve les trucs et les tics d’un auteur. Traduire a complété mon noviciat. » Professeur d’université à la retraite, Jean-Paul Barbe a longtemps commenté les textes des autres. Du coup, écrire à son tour lui apparaît comme une juste éthique : « j’avais envie de fournir un texte primaire et non plus secondaire (un écrit sur un écrit) et de m’exposer un peu, par morale personnelle. » Impossible de ne pas comparer l’écriture à un voyage, à un périple initiatique : « fréquenter les langues étrangères permet un grand retour vers sa propre langue et jouir de chaque mot, et faire fondre les mots sous la langue. » Un plaisir lexical qui faisait le bonheur des lecteurs de son premier roman, Villa ker enfance (Joca Seria, 2002).
On a envie de l’arrêter là, à l’aube de la découverte du français telle qu’elle est évoquée dans ce premier opus, mais le voilà déjà en Indonésie : « l’indonésien m’a beaucoup intéressé pour sa douceur, sa musicalité. Cent cinquante millions de personnes parlent cette langue, sorte de tâche aveugle du français. C’est une langue facile : un mot peut prendre toutes les fonctions (verbe, adjectif, etc.) comme dans le chinois, sauf que l’indonésien n’est pas une langue à tons. » Puisque l’indonésien est en soi un personnage d’Admiraal Tromp, tentons de saisir l’occasion pour définir et maintenir un cap à l’entretien. En vain : notre homme évoque maintenant le hongrois, « langue de miel ». On fait mine de se noyer dans cette déferlante de langues étrangères pour l’appeler à ralentir l’allure, on commande une forte bière belge pour amadouer le marin polyglotte (il parle sept langues dont l’auvergnat) et on prend la barre :

Jean-Paul Barbe, comment vous est venu un roman aussi fou ?
L’idée s’est imposée petit à petit. L’idée d’un rapatriement ou plutôt d’un « maratriement » dans la façon d’un Diderot ou d’un Sterne. Le père, lui n’a pas très envie de retrouver sa femme, la mère donc du jeune narrateur… Un roman picaresque du XVIIe siècle, Les Aventures de Simplicius Simplicissimus (de von Grimmelshausen, ndlr), m’a beaucoup...

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