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Entretiens L’ère du chaos

septembre 2004 | Le Matricule des Anges n°56 | par Emmanuel Favre

Emboîtant le pas à ses précédents romans, Jean-Hubert Gailliot joue avec les limites de la narration pour signer un livre qui tient à la fois du roman noir et de l’essai politique.

L' Hacienda

30 minutes à Harlem

Les Contrebandiers, le précédent roman de Jean-Hubert Gailliot, décrivait un monde où toutes les frontières semblaient s’être peu à peu déplacées. La fiction créait de toutes pièces une réalité au sein de laquelle les personnages devaient évoluer en tentant de ne pas perdre pied. Avec son nouveau livre, L’Hacienda, où l’on retrouve la plupart des protagonistes des Contrebandiers, la faillite semble désormais consommée. Tout se passe en effet comme si le monde réel était définitivement hors d’atteinte, probablement parce qu’il a cessé d’exister.
À la limite du Texas et du Nouveau-Mexique, un homme visionne en boucle des émissions de télévision où il croit déceler les signes avant-coureurs d’une future apocalypse : la déchéance d’une actrice de séries Z succède au vol d’une arme dans un club de tir ; d’étranges théories sur la clochardisation du monde occidental se concrétisent dans un musée-clinique où sont enfermées des personnalités… Autant de séquences qui confèrent au roman une dimension cinématographique et mettent en scène de manière radicale des thèmes plutôt rares dans la littérature française : l’ultra-violence, l’envahissement et la détérioration de la psyché individuelle par la technologie et les phénomènes médiatiques. L’occasion pour Gailliot de flirter avec l’Amérique et ces écrivains de la marge qu’il affectionne, William Burroughs, Don DeLillo et surtout J. G. Ballard, à qui le co-directeur des éditions Tristram rend ici hommage un an après avoir réédité La Foire aux atrocités.

Quel est le sens et l’origine de L’Hacienda ?
Cette notion apparaît pour la première fois à la fin des années 50 dans le N°1 de L’Internationale Situationniste. Un texte sur l’urbanisme montre la nécessité de concevoir des lieux différents, plus ludiques, qui ne fixent pas ou ne programment pas à l’avance la vie de ceux qui y résident. À un moment, on peut lire cette phrase : « Maintenant c’est joué. L’hacienda, tu ne la verras pas. Elle n’existe pas. Il faut construire l’hacienda. » En clair, il faut construire les lieux dont nous avons besoin pour vivre différemment.
Elle fait son retour au début des années 80, à Manchester, à travers le label de rock Factory. Des groupes comme Joy Division, New Order et surtout les Happy Mondays font la jonction entre la musique de club et un rock anglais traditionnellement plus dur. Ces personnes créent à Manchester l’Hacienda, qui deviendra la plus célèbre boîte de nuit au monde, en référence à la petite phrase perdue au milieu de l’article des situationnistes. Référence explicite et revendiquée. Tony Wilson, fondateur de la Factory et créateur de l’Hacienda, ne manquait pas une occasion de faire état de ses lectures des situs, bien avant qu’on connaisse les thèses de Greil Marcus sur le sujet. Ce qui est intéressant c’est que le vœu des situationnistes d’une révolution et d’une subversion globale finalement s’accomplit vingt-cinq ans plus tard, mais localement, dans le contexte de...

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