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Entretiens Solitudes en marche

mai 2005 | Le Matricule des Anges n°63 | par Lise Beninca

« Écrire, dit Michel Séonnet, sert à relever les humbles ». Dans Le Pas de l’âne, les mots mettent en lumière des êtres en perdition. Une lumière à la fois douce et crue.

Le Pas de l’âne

Les chapitres portent le nom des personnages, tour à tour. À l’intérieur, des bribes, des séquences. Morceaux épars de vies qui en dénoncent le désastre. Les personnages du Pas de l’âne sont en souffrance. Certains font face avec une force qui s’apparente à de la grâce. C’est Élise, quittant sa vie d’avant pour partir sur les routes, ou bien « les deux filles », qui font ensemble le choix de la mort. D’autres subissent une situation qui les dépasse. Comme Loâna, désemparée face à l’enfant qu’elle vient de mettre au monde. Tous vont pourtant se mettre en marche, pas à pas, guidés par un âne dont l’apparition ponctue chacune de leurs histoires. L’âne est cette présence déterminée, têtue, à la fois bienveillante et inquiétante : il guide les personnages, mais vers où ?
De ces lambeaux de vie, Michel Séonnet fait des éclats. Ses personnages entrent tour à tour dans la lumière, sans se départir pour autant de leur ombre. Lorsqu’ils se croisent, ils se font miroiter l’un l’autre. Peu importe alors de savoir ce qui les a menés à ces situations de misère. Mis en mots, ils s’éclairent sous nos yeux.

L’idée de ce livre est-elle venue suite aux ateliers d’écriture que vous avez animés auprès de personnes en difficulté ?
Pas seulement. Il m’est en effet arrivé de travailler avec des personnes en difficulté, mais dans Le Pas de l’âne, seuls deux ou trois personnages sont liés à des gens que j’ai vraiment rencontrés. Les autres sont complètement imaginaires ou inspirés d’une petite dépêche de journal à partir de laquelle je me suis mis à imaginer leur réalité. Ces personnages se sont vraiment imposés à moi. J’avais l’impression que chaque fois que je m’asseyais à mon bureau pour commencer un nouveau bouquin, ils étaient là, autour, à attendre en me disant : il faut maintenant que tu t’occupes de nous. Mais j’avais toujours autre chose à faire. Et puis un jour j’ai compris qu’il fallait que je me coltine à leur réalité, à leur présence… avec la grande difficulté du « comment faire ? ». Comment à la fois cerner chacun dans son vécu, ses bouts de vie, sans que cela ne l’enferme dans quelque chose de figé, et sans non plus risquer de romancer son histoire et d’en faire, disons, de la mauvaise littérature. Du coup, j’ai essayé de trouver une forme d’écriture particulière qui me permettrait d’avoir à faire à eux.

D’où la forme de votre roman, composé de courtes séquences…
Au départ j’avais imaginé un énorme dispositif, de manière très précise. Je suis allé au monastère de Saorge, qui est un lieu de résidence d’écrivains dans l’arrière-pays de Nice, où chacun est logé dans une cellule de moine. J’étais parti sur l’idée que j’arrivais dans ce monastère et que tous les personnages habitaient ces lieux. J’ai commencé à écrire, écrire, écrire… quelque chose de très volumineux. Puis je suis tombé en panne. Je me suis aperçu qu’en fait le monastère, la beauté des lieux me détournaient des personnages et qu’il fallait...

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