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Domaine français Lectures vagabondes

novembre 2005 | Le Matricule des Anges n°68 | par Thierry Guichard

Généalogie de l’ère nouvelle

Fondateur de la défunte revue Le Lecteur et des éditions Anatolia devenues collection aux éditions du Rocher, Samuel Brussell est une figure insaisissable du monde de l’édition. On pouvait espérer en lisant cette autobiographie nomade mettre quelques repères sur un parcours chaotique. Erreur : au terme des 296 pages de cette Généalogie de l’ère nouvelle, le lecteur risque de se retrouver déboussolé. C’est que notre homme va vite : à changer d’adresse, à endosser ses costumes (éditeur, lecteur, intellectuel, vagabond), à sauter d’un paragraphe l’autre. À peine le voyez-vous ici, qu’il est déjà là.
Né à Haïfa après guerre, Samuel Brussell grandit pour partie en France de laquelle il hérita sa langue première (à défaut d’être maternelle). L’homme développa le sentiment de l’apatride, étranger partout et partout chez lui. « Étrangers à nous-mêmes, nous cherchons en quel sol nous reconnaître », écrit-il en conclusion de ce livre étrange qui évoque ses voyages, ses rencontres et son amour des langues. Étrange, parce que Généalogie de l’ère nouvelle ressemble plus à la matrice d’une œuvre à construire, qu’à un livre fini. L’auteur y décrit les villes qu’il connut, les pays où il vécut, qu’il traversa. Il évoque les écrivains, poètes, philosophes, cinéastes qu’il rencontra (l’enthousiasme pour seule offrande). Il est ici chez Max Rouquette à Montpellier et, page suivante, le voilà à Rio, puis en Espagne, à Collioure relevant « le courrier sur la tombe du poète Antonio Machado » et c’est ensuite la Provence puis la Suisse et d’autres rencontres, d’autres lectures. Infatigable lecteur et voyageur (sans souvent un sou en poche), il nous livre ses humeurs à la va comme je te pousse. On aurait aimé plus d’ordre dans ce brouillard, mais cela peut-être aurait trahi l’art du vagabondage. Ce livre se lit alors comme une invitation à quelques appareillages… littéraires.

Généalogie de l’ère nouvelle de Samuel Brussell
Grasset, 296 pages, 18,50

Lectures vagabondes Par Thierry Guichard
Le Matricule des Anges n°68 , novembre 2005.
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