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Entretiens Giorno, le sage sorcier

novembre 2005 | Le Matricule des Anges n°68 | par Pierre Hild

Un nouveau livre, un film, une exposition de ses poèmes visuels : John Giorno est de retour sur plusieurs fronts. Pop Art et sagesse bouddhiste, Beat generation et dialogue avec les autres arts : rencontre avec cet artiste protéiforme.

La Sagesse des sorcières

La vie de John Giorno, 69 ans, se partage entre New York et les routes du monde qu’il parcourt, inlassablement, à la rencontre de son public. Poète depuis longtemps attaché aux lectures sur scène, il était en France cet automne, de Nantes à Paris, et dont le dernier rendez-vous, le 9 novembre à La Galerie du Jour, permettra de voir un film inédit et de nombreux poèmes peints ou imprimés. La Sagesse des sorcières, son troisième recueil traduit en France, vient de paraître chez Al dante, son fidèle éditeur. Parfait concentré de son travail, La Sagesse des sorcières nous fait à nouveau plonger dans un univers où le quotidien et l’ancestral voisinent ; où violence et sagesse se heurtent. Une littérature pugnace, au lexique simple, qui interpelle le lecteur souvent, à la deuxième personne du singulier. La quête d’un monde qui s’apaiserait par l’imprécation poétique et l’illumination de l’instant.
À la veille de sa prestation à La Ménagerie de Verre, John Giorno nous a reçus dans les appartements de son vieil ami Bernard Heidsieck. Polo noir à manches courtes, jean usé, pieds nus, il nous accueille d’un « bonjour » angélique qu’il prononce « hilo ». Un de ses poèmes peints est au mur, parmi de nombreuses œuvres d’artistes qu’il a croisés, au fil des festivals. Vif et calme, il se réjouit à l’avance de partager demain l’affiche avec Charles Pennequin ; s’amuse de retrouver une édition anglaise d’un de ses textes parmi les livres que nous avons apportés pour l’entretien. « Oh, celui-là, ça fait longtemps que je ne l’avais plus vu… (silence) Et maintenant, mon ami ? »
La Sagesse des sorcières regroupe des textes écrits de 1994 à aujourd’hui. Pourquoi ce choix ?
C’est la première édition de ce livre. Il sera bientôt publié en Italie puis aux États-Unis. Je souhaitais qu’il soit disponible avant l’installation que je ferai début novembre à la Galerie du Jour à Paris. Ces neuf poèmes rassemblés sont les poèmes retenus pour le film que je viens de terminer et qui sera projeté à ce moment-là.
Dans ce film intitulé Neuf poèmes en Basilicate, je lis chacun de ces poèmes dans neuf différents lieux de Basilicate. Antonello Faretta, le réalisateur, a fait traduire les neuf poèmes pour les sous-titres du film. Quand j’ai vu cela, je me suis dit que c’était stupide d’en rester là : ce travail de traduction formait un livre qui représentait bien mon travail poétique de ces dix dernières années.
Vous savez, l’édition française est unique d’une certaine manière. Aux États-Unis ce recueil aura pour titre Everyone gets lighter. C’est intraduisible en français. Il y a deux sens à « lighter », deux sens que ne peut redonner le français. Il y a cette idée d’illuminer mais aussi d’alléger son esprit, comme quand on se débarrasse d’un karma négatif. En français, il y a « lumière » (que John Giorno prononce « loumière », d’une voix traînante), « léger », aussi. Mais ça ne colle pas.

Ce recueil mêle des textes qui s’apparentent à...

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