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Domaine français Bill Evans, l’air de rien

mars 2006 | Le Matricule des Anges n°71 | par Pierre Hild

Il chante le désenchantement ». En 1980, Bill Evans donne ses derniers concerts au Keystone Korner, San Francisco. Vingt-cinq ans plus tard, partant de ces dernières apparitions publiques, Bruno Krebs évoque la figure toujours vivante, « live », du pianiste de jazz. Cent quarante-cinq petits textes, un ensemble de notes, un archipel tentant de rejoindre l’île à jamais solitaire de Bill Evans.
Bill Evans Live, « Portrait », mentionne la couverture. Un portrait, peut-être. Un dialogue, sûrement. Celui de cette musique et de l’écriture de Krebs. « Sa modernité : du motif, il tire, étire son fil, le trame en une série d’échelles, de croisements (…) le balaye en faisceaux irisés, hachures blanches et noires. »
Croisements. Bill Evans et la famille du romancier forment des entrelacs : cette passion du piano qui lui viendrait de ses aïeux ; la figure de sa grand-mère bretonne. Croisements. Le romancier fait correspondre l’approche musicale du jazzman et les lignes de Mondrian ou d’Hitchcock.
Hachures blanches et noires. Ce texte empreint de noirceur nuit, « mélancolie épaisse », « vagues noires », « glaires noires », « empreinte au fer noir » s’éclaire parfois, comme Evans, de touches virginales et de « pâleurs fantomatiques ».
Dans la lignée des textes oniriques de Bruno Krebs, voici un bel hommage qui tente de pallier cette adresse du romancier « Tu m’as tant donné et je ne peux te remercier ». Un livre proche de la « plainte souriante » de Bill Evans. Un ensemble musical qui, sans singer le phrasé du jazz, touche au plus près de ses atmosphères. Les amateurs retrouveront l’écriture en halo de Bruno Krebs. Ceux qui aiment Evans, devraient le retrouver, autrement.

Pierre Hild

Bill Evans Live
Bruno Krebs
L’Arpenteur, 104 pages 12,90

Bill Evans, l’air de rien Par Pierre Hild
Le Matricule des Anges n°71 , mars 2006.
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