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Dossier Laurent Mauvignier
En un combat coûteux

octobre 2006 | Le Matricule des Anges n°77 | par Jean Laurenti

Rien ne prédisposait Laurent Mauvignier à entrer en littérature. Rien n’aurait pu l’empêcher de s’engager dans l’œuvre exigeante qu’il s’emploie à bâtir depuis près de dix ans. De livre en livre il porte le fer de l’écriture dans le silence des vies ordinaires pour qu’en surgisse et se déploie une parole juste. Pour qu’ainsi puisse se dire le monde de la seule façon qui vaille : à hauteur d’homme.

On aura longuement discuté de tout et de rien, de la rentrée dite littéraire et des ingrédients qui font la réussite d’une carbonara. Du temps qu’il faut pour faire des livres et de celui, d’une tout autre nature, où se joue leur chance d’exister. Et puis, à s’attarder autour de la table, à revenir sur les mérites respectifs du clairet de Bordeaux et du rosé de Provence, on se sera rendu compte que l’heure filait. Alors on remplace les assiettes par les livres et les carnets, on se ressert un verre et la conversation peut reprendre, sous l’œil noir et attentif du microphone.
Les livres de Laurent Mauvignier ne sont pas encore treize, comme ceux d’António Lobo Antunes, au moment où, en marge de La Mort de Carlos Gardel, il écrit : « J’ai maintenant un coussin où poser ma tête lorsque je serai mort. » On regarde les six livres cinq romans et un texte qu’on pourrait dire de théâtre qui tout de même commencent à faire pile, d’autant que Dans la foule, qui vient de paraître, se distingue par son épaisseur de ceux que l’auteur a publiés jusqu’ici. Pour s’être plongé dans ce dernier ouvrage, on sait que son poids conséquent n’est pas l’unique trait par lequel il s’écarte de ses prédécesseurs. « J’ai l’impression que c’est mon premier livre », dit Laurent Mauvignier. « Celui où j’ai ouvert les fenêtres, où j’ai élargi mon horizon ». Avant Dans la foule, il y a eu d’autres naissances, d’autres premiers livres, la reconnaissance critique, et aussi la notoriété avec des prix littéraires, notamment le Livre Inter reçu en 2001 pour Apprendre à finir.
Les écrivains naissent avec leurs livres, grandissent avec eux. Pour autant, il leur faut aussi admettre qu’ils sont nés quelque part, en un lieu véritable habité par de vraies gens. Et il arrive que les lecteurs cherchent à savoir si lieux et personnages qu’on trouve à l’intérieur des livres ne ressembleraient pas un peu, ou même beaucoup, à ceux qui existent réellement.
Dans Loin d’eux, le premier livre de Laurent Mauvignier, publié en 1999, il est question d’une petite ville nommée « La Bassée », une bourgade qui réapparaît en 2006, dans La Foule. On y retrouve aussi le nom d’un des personnages de Loin d’eux et un objet une nappe blanche qu’une main, depuis ce sixième livre, transmet à une autre, qui elle appartient au premier. « J’avais besoin qu’un de mes personnages de Dans la foule soit de là-bas. Comme c’était un livre qui pour la première fois allait vers l’extérieur, se confrontait à un événement historique, il me fallait un contrepoint, quelque chose qui soit originel pour moi. Alors je suis allé chercher ça dans le premier livre, parce que mon acte de naissance au fond, il était là. »
On tient notre lieu, celui de l’origine, du moins on le croit : Laurent Mauvignier, qui est né à Tours, a dû grandir à La Bassée, commune pavillonnaire ouvrière, distante de quelques dizaines de kilomètres de la grande cité. Sauf que La Bassée n’existe pas, pas en Touraine en tout cas. « Il...

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