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Dossier Laurent Mauvignier
Capter la surface des choses

octobre 2006 | Le Matricule des Anges n°77 | par Jean Laurenti

En s’interrogeant sur la matière même de son travail, Laurent Mauvignier énonce une éthique de la création littéraire. Dans cet entretien, il nous en livre les lignes essentielles.

Chez Laurent Mauvignier, l’écriture est inséparable d’une réflexion sur sa substance, sa finalité. On le savait romancier de l’intime, observateur attentif des tourments des êtres dont ses livres restituent le cheminement de la pensée, dans une prose qui en épouse les infinies variations. Comme les précédents, son dernier livre, Dans la foule, offre aux personnages un espace où puissent se dire leur quête d’eux-mêmes et leur lutte contre les forces centrifuges qui empêchent leur adhésion au monde. Mais ce roman intègre aussi une dimension supplémentaire : à travers la recréation d’un événement collectif tragique, il s’attache aux conséquences de la collision de l’intime et de l’Histoire. À l’occasion d’un passage à Bordeaux pour une lecture de son livre précédent, Le Lien, au Festival de Théâtre de Blaye, il nous a accordé un entretien dans lequel il revient sur les constantes de son travail et ouvre les perspectives nouvelles dans lesquelles il souhaite s’engager.

Si on excepte Le Lien, vos livres sont entièrement composés de monologues. Pour vous l’écriture doit-elle d’abord permettre à des voix de se déployer ?
Il faut d’abord s’entendre sur ce qu’on appelle des voix. Même pour moi ce n’est pas très clair. Est-ce une voix intérieure ? Est-ce une voix dans le sens de la parole d’un personnage ? Est-ce la voix comme une sorte de métonymie du discours d’un personnage ? Pour moi au départ c’est plus simple que ça. Tant que j’étais dans la narration omnisciente, tant que je passais par le « il », l’écriture ne prenait pas de corps, de réalité. Je me voyais faire, j’étais dans une sorte de maîtrise… Je sentais que je pouvais faire le malin…Ce qui donnait des choses banales, mal écrites…

Vous êtes-vous lancé dans des tentatives de récit à la troisième personne ?
Oui, il n’y avait même que cela au début. Mais ça n’aboutissait qu’à des clichés, des choses qui n’existaient pas. Et puis d’un seul coup il y a eu ce passage, cette transformation. J’ai eu l’impression de n’être pas celui qui décidait, mais que ça venait de l’écriture. Je me retrouvais dans un face à face avec elle. C’en était fini du contrôle… Désormais ça résistait davantage, ça avait de la densité, ça tenait. Il se passait des choses qui me dépassaient, que je n’attendais pas forcément. C’est ce phénomène-là qui a été décisif. Ensuite pour moi, la voix d’un personnage n’a pas à tout livrer de lui. À ce sujet, Nathalie Sarraute est quelqu’un d’important à mes yeux. Je ne l’ai lue qu’après Loin d’eux, mais c’est quelqu’un qui compte de plus en plus. Elle fait avec le monologue ce que fait Céline avec les points de suspension. A priori, on se dit que si on laisse parler un personnage, il va aller au cœur des choses. En fait c’est l’inverse qui se passe. Un narrateur omniscient peut aller au cœur de la psychologie d’un personnage. Mais le monologue fait l’inverse : le personnage ne sait pas où il va, il cherche. Il ne s’agit pas de trouver, mais de...

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