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Domaine français Balade nostalgique

janvier 2007 | Le Matricule des Anges n°79 | par Anthony Dufraisse

Je nous revois… annonce une vaste récapitulation mémorielle. Les trois petits points contiennent quelque quatre cents pages de souvenirs recomposés et mis en roman par Tillinac, comme d’autres mettent en musique mélancoliquement. « Les personnages de ce roman sont tous imaginaires », avertit l’auteur, ajoutant aussitôt, et semant le trouble dans les esprits : « Cependant, je n’ai rien inventé… » Sur ce, chacun s’empressera de démasquer, s’il en a les moyens, ceux des nombreux personnages connus peints par Tillinac. Il faut bien dire qu’autour de Raoul Dutheil, magnat de la communication et mécène sincère et avisé, s’est créé un aréopage où l’on virevolte beaucoup. Lui aussi « membre de cette cour », le narrateur fraye ainsi avec des peintres et des écrivains, des intellectuels et des diplomates, bien conscient que comme toute histoire d’amour passionnée ce microcosme est fragile, instable et de toutes parts menacé. Cette bulle ne saurait être éternellement préservée et en effet elle ne le sera pas. Tillinac donne ici une vue simultanée de ces milieux, politique, littéraire, intellectuel, qu’il a fréquentés ces vingt-cinq dernières années. Il remplit, en les décrivant, un rôle rare à pouvoir tenir aussi brillamment, celui de chroniqueur-témoin. Car on peut lire ce roman comme une chronique en pointillé d’une époque pas si lointaine mais révolue. « Décadents nous étions, et en laissant affluer mes souvenirs de cette tranche de vie commune, je m’aperçois que le sentiment d’habiter un monde en perdition n’a cessé de prédominer ». Faut-il alors céder le pas au monde qui vient, à la tentation du nihilisme ? Le narrateur, et à travers lui Tillinac, n’y paraît pas encore disposé.

Je nous revois… de Denis Tillinac
Gallimard, 395 pages, 21

Balade nostalgique Par Anthony Dufraisse
Le Matricule des Anges n°79 , janvier 2007.
LMDA PDF n°79
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