La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Théâtre Si j’étais grand

juin 2007 | Le Matricule des Anges n°84 | par Laurence Cazaux

Théâtre en court 2

3 pièces à lire, à jouer
Editions Théâtrales

La Compagnie du Réfectoire a passé commande à trois auteurs pour qu’ils écrivent chacun un texte court autour de la thématique : « Si j’étais grand, rêves et utopies d’une enfance d’aujourd’hui ». Ces trois textes ont été imaginés pour être joués par des adolescents entre 10 et 18 ans. Ils portent un regard grave sur l’état de notre monde et oscillent entre désir, rêves, peur et désespérance.
Frontière Nord de Suzanne Lebeau semble le texte le plus rageur, le plus tonique, il invite à démonter le mécanisme de la peur pour s’en libérer. L’auteur décrit notre monde, tellement obsédé par le besoin de sécurité qu’il érige des murs partout. Un chœur d’enfants et de mères voit donc un mur se construire pour séparer le Nord du Sud. La pièce montre les dégâts causés par cette construction, mais aussi la résistance que mène l’un des enfants, Tabi. Il déclare une guerre entre lui et le mur avec la volonté farouche de l’emporter. Une belle parole donc, qui en appelle à la liberté, à la bagarre et à la curiosité. Françoise du Chaxel, elle, débute son texte Comme des flèches vivantes, avec une citation de Khalil Gibran. Pour aider ses parents à méditer sur l’avenir de leur fils, un jeune garçon a tagué sur le mur en face de chez lui cette phrase du poète libanais : « Vous êtes les arcs qui projettent vos enfants comme des flèches vivantes ». La pièce est construite en une trentaine de très courtes séquences, des chœurs, des monologues et quelques scènes dialoguées. L’auteur essaie de saisir ce trouble qui s’empare des adolescents dans cette période charnière, à la frontière entre « plus tard » et « bientôt »… des mots qui font peur parce qu’ils annoncent les choix, les changements.
Enfin, Dominique Richard met en jeu une bande de copains, qui revit Une journée de Paul (c’est le titre de la pièce). Paul a disparu et laisse la bande orpheline de sa présence… En organisant un rituel, le groupe va tenter de comprendre, d’être à nouveau ensemble, autrement.
Trois regards d’adultes, soucieux de l’état du monde laissé à nos enfants, qui essaient de partager leur trouble tout en rêvant d’espoir pour demain.

ThéÂtre en court 2 de Françoise du Chaxel/Suzanne Lebeau/Dominique Richard, Théâtrales jeunesse, 126 pages, 9

Si j’étais grand Par Laurence Cazaux
Le Matricule des Anges n°84 , juin 2007.
LMDA papier n°84
6.50 €
LMDA PDF n°84
4.00 €