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Éditeur La couleur de la curiosité

septembre 2007 | Le Matricule des Anges n°86 | par Thierry Guichard

Bâties dans l’élan d’une revue littéraire remarquable, les éditions Grèges dénichent des petits trésors de l’histoire littéraire, publient des poètes de toutes langues, et soignent leurs livres.

Dans la famille Grèges, le mois d’avril est très festif : c’est ce mois-là, en 1971 que sont nés Emmanuelle Dufossez et Lambert Barthélémy. C’est le même mois, mais en 2004, qu’Esther, leur fille, est venue au monde. Avant de faire cette très charmante enfant, le couple avait donné naissance à la revue Grèges, dont on a pu dire dans nos colonnes pourquoi elle figurait parmi les meilleures revues de création littéraire de ces dix dernières années. C’était en 1997, il n’est pas sûr que l’acte de naissance fut établi en avril. Entre la revue et l’enfant, Grèges est devenue aussi une maison d’édition en 2000.
Quand on les interroge sur l’origine de leur passion pour la littérature, on voit déjà apparaître une différence de style entre Emmanuelle Dufossez et Lambert Barthélémy. Lui, évoque l’université, pose les jalons de son parcours quand elle laisse émerger un souvenir d’enfance : « J’ai toujours vu ma mère lire une fois qu’elle avait nettoyé le sol. Elle écoutait Brassens en faisant le ménage et quand celui-ci était fini, elle éteignait la musique et s’asseyait pour lire ; ça me fascinait. » Enfant de gendarme, la jeune nordiste se retrouve en fac de philosophie puis en arts plastiques à Aix-en-Provence et rencontre Lambert qui mène des études de Lettres et d’Allemand. Il soutient sa thèse sur la fiction de l’errance au XXe siècle dans les littératures allemande, française et américaine.
À 20 ans au compteur, Lambert Barthélémy crée sa première revue, Otrante consacrée au fantastique et qui poursuit aujourd’hui son chemin sans lui. « Je suis arrivé à l’édition par le biais des revues, essentiellement universitaires ». Le couple met le cap sur un petit village de l’Hérault au bord du lac du Salagou, Octon. Emmanuelle a été attirée par le village des Arts et métiers, orienté vers le Livre, où elle souhaite acquérir quelques techniques : « c’était un moyen pour moi d’être dans le livre sans être prof ». Elle y apprend notamment la reliure et, donc, en 1997 se lance avec Lambert dans l’aventure. Ils ont quelques modèles comme Der Sturm, la grande revue de l’expressionnisme allemand, ou Le Minotaure. La qualité esthétique de Grèges doit beaucoup au village d’Octon, aux amis qui vont apprendre au couple à fabriquer les livres, choisir le papier, travailler la typo. À cet égard, la revue est une réussite. Elle l’est aussi par son ouverture : pas de tête d’affiche aux sommaires, mais des textes de qualité et des reproductions d’œuvres d’art très convaincantes. « Ce que je ne voulais pas, précise Lambert, c’est que la revue ait à voir avec le discours critique, ce que nous voulions, c’était qu’elle ait cet aspect bicéphale : art et littérature. C’est une revue d’anonymes, au départ. » Parmi eux, un noyau d’amis : Guillaume Badoual, David Mari, Niels Gascuel.
Emmanuelle Dufossez insiste sur le désir d’ouverture et de rencontres : « Il y avait quelque chose d’un peu utopique peut-être, mais nous voulions que la revue soit un lieu,...

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