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Dossier Linda Lê
Franchir les frontières

septembre 2007 | Le Matricule des Anges n°86 | par Thierry Guichard

Écrivant sur le matériau de sa propre vie, Linda Lê se refuse à l’autobiographie et au journal intime, pour donner une forme romanesque à ses obsessions. L’écriture, comme une passerelle fragile jetée entre deux gouffres, accueille alors des personnages qui lui ressemblent un peu, jusqu’en leurs crises. Silhouettes ressuscitées des enchantements de l’enfance.

C’est peu de dire que Linda Lê est un écrivain habité. Par quels fantômes ? Le père, bien sûr, resté au Vietnam où il est mort. Les écrivains de la noirceur, de la solitude et du désespoir parmi ceux qu’elle cite dans Le Complexe de Caliban et qui sont là, autour de nous, sur les rayonnages des bibliothèques qui nous entourent, ou en pile sur le sol. Habitée aussi par son double qui appelle l’écriture pour que les mots viennent donner sens au chaos des obsessions, des angoisses. Lors de l’entretien, bien sûr, elle est présente, face à nous, dans son fauteuil adossé à une bibliothèque fermée. Mais on la sent aussi absente, comme si son corps n’était qu’un hologramme par lequel transitent les réponses. Il faudrait pouvoir faire entendre, par écrit, ce qui se dit et ce qui se tait. Les longs silences au cœur des phrases, d’autres, plus longs encore, qui viennent séparer deux propositions par un gouffre où les mots se sont perdus. La ponctuation pourrait nous aider un peu à marquer ces moments suspendus qui, chacun, peuvent durer plusieurs dizaines de secondes. Il y a quelque chose de ces dialogues à la télévision, où le journaliste sur le plateau interroge un invité à l’autre bout du monde. Ce temps de latence entre la question et la réponse. Alors oui, peut-être que ce jour d’août, où Paris retrouvait subrepticement un peu de soleil, Linda Lê nous répondait-elle depuis l’autre bout du monde. Depuis ce royaume des ombres tissées des mots que les livres autour de nous renferment.

Linda Lê, vous avez retiré de votre bibliographie vos trois premiers livres publiés. Ensuite, deux livres marquent votre véritable naissance d’écrivain, Les Évangiles du crime et Calomnies. Un peu plus tard viendra la trilogie sur le mort du père. Pouvez-vous établir ainsi des périodes dans l’élaboration de l’œuvre ?
… C’est vrai que je mettrais à part la trilogie sur la mort du père…
Et peut-être que je considérerais aussi de manière particulière Le Complexe de Caliban, non pas parce que c’est un essai, qu’il n’est pas de l’ordre du romanesque. Mais parce qu’il ne correspond pas à une période particulière, le livre ayant été écrit sur plusieurs années. J’écrivais des textes que je mettais de côté. Ça a pris plus de cinq ans. Entretemps j’écrivais des romans, je vivais. C’est un livre qui a été conçu pendant plusieurs années et parfois j’ai eu beaucoup de mal à l’écrire.
Peut-être aussi… un livre particulier pour moi, c’est Les Aubes, qui était plus lyrique que les autres avec un univers plus lumineux. Sinon… ce qui a jalonné les dernières années, c’était plutôt… une forme de lutte pour ne pas me laisser emporter par des naufrages intérieurs. À chaque fois, je reprenais le dessus un peu en écrivant. C’étaient des années de vrai combat. La continuité se situe là.

À la colère vindicative de vos premiers livres, ne succède-t-il pas aujourd’hui, non un apaisement, mais une colère plus sereine ?
Oui. Peut-être… Il y a eu...

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