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Domaine français Les voyages inutiles

septembre 2007 | Le Matricule des Anges n°86 | par Franck Mannoni

Sans nouvelle de Gyl, autrefois son amant, une femme, qui aujourd’hui vit seule, se lance dans un long voyage ferroviaire à travers la Russie, vers le lac Baïkal. C’est là que Gyl est parti vivre ses rêves de vie meilleure. Dans le même temps, à Paris, une vieille dame, Clémence, voisine de la globe-trotteuse toujours amoureuse, attend son retour. Elle regrette les séances de lecture que lui prodiguait celle-ci. Toutes deux, l’une en avalant les kilomètres, l’autre en s’asseyant des heures entières sur son canapé rouge, revivent les souvenirs d’une passion perdue : « Nous allions chacune à sa façon vers ces instants de nos vies où tout avait commencé ». Malgré les paysages qui défilent et le temps suspendu dans les montagnes du Caucase, c’est bien en elle-même, au cœur de son passé, que la voyageuse se perd. Les mirages du changement, de l’oubli de soi induit par un nouveau décor ne durent pas. « La rencontre, l’instant fugace, cette sorte de hasard heureux qu’offre le voyage » laissent vite la place à « l’impression de ne rien approcher, d’être dans l’effleurement, prisonnière de ses angoisses, étrangère dans le regard des autres ». C’est finalement dans le récit de son aventure que cette solitude fondamentale trouve un refuge salutaire. Les nombreuses citations littéraires reproduites par la narratrice illustrent ses doutes et l’aident à s’en libérer. Michèle Lesbre gagne ici un pari difficile : confronter le désir de retrouver un passé inchangé à une réalité crue qui s’affranchit des fantasmes et des souvenirs. Sur un vieux canapé rouge ou lancé à pleine vitesse dans les plaines russes, ses deux personnages tentent d’accepter l’inéluctable : « C’était peut-être ça vieillir, ne plus chercher l’impossible équilibre ».

Le Canapé rouge de Michèle Lesbre
Sabine Wespieser Editeur, 149 pages, 17

Les voyages inutiles Par Franck Mannoni
Le Matricule des Anges n°86 , septembre 2007.
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