La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Éditeur Retour à la vie

octobre 2007 | Le Matricule des Anges n°87 | par Didier Garcia

Depuis trente ans, la collection L’Imaginaire exhume des raretés littéraires qui ravissent les lecteurs curieux. Une collection née des promenades de son directeur, Yvon Girard.

Quand on entre au 5 de la rue Sébastien-Bottin, on s’attend un peu à tout. Dans les couloirs, on s’imagine pouvoir croiser Raymond Queneau, avant d’entrer dans un bureau poussiéreux, aux murs lardés de vieux livres. Celui d’Yvon Girard est plus banal : ni poussière ni vieux livres, mais des rayonnages sur lesquels se pressent les volumes des deux collections qu’il dirige, L’Imaginaire et le vaste secteur des publications Folio. C’est pourtant là que L’Imaginaire continue de s’étoffer, à raison de deux volumes par mois environ.
Cette collection fut créée en 1977 par Antoine Gallimard, pour exhumer du fonds Gallimard, riche d’au moins 20 000 titres, des textes oubliés, éclipsés par le poids de l’actualité littéraire, mais qui méritaient de revenir sur le devant de la scène (il pensait d’ailleurs qu’une centaine de volumes suffirait). Les textes pressentis étaient un peu trop singuliers pour rejoindre la plus généraliste collection Folio, née cinq ans plus tôt. Restait donc à créer un espace susceptible d’accueillir ces livres auxquels il souhaitait donner une deuxième vie. Michel Butor proposa « Ici et là » (Ici pour les essais, et là pour la littérature) ; on pensa aussi à « Paroles », en hommage à Prévert. Ce fut donc L’Imaginaire qui devint la sœur de Tel, lancée l’année d’avant et dédiée aux essais. Le premier titre fut un roman de Raymond Queneau, Un rude hiver, bientôt suivi d’un Faulkner, d’un Leiris, d’un Henri Thomas et d’un Max Jacob…
Depuis 1989, elle est dirigée par Yvon Girard, ancien enseignant, ancien libraire, entré chez Gallimard en 1979. Un fervent admirateur de l’œuvre de Michel Leiris (le mieux représenté dans L’Imaginaire avec dix titres), et qui tient Le Ruban au cou d’Olympia pour un des volumes emblématiques de la collection, « texte à la fois très poétique, faisant largement appel à l’imagination, et difficile à repérer dans l’œuvre de Leiris ».
La collection s’est rapidement étoffée, ouvrant son catalogue à des textes marginaux d’auteurs très connus (Le Traité du style d’Aragon, Les Plaisirs et les jours de Proust), à des œuvres méconnues, et à des auteurs qu’elle incite à redécouvrir. Œuvrant à la réhabilitation de nombreuses œuvres du milieu du siècle (que l’on songe à Bove, Calet, Gadenne, Guérin, Guilloux, Henri Thomas ou Marc Bernard), elle est surtout une collection de coups de cœur et d’enthousiasmes à partager. Pour Yvon Girard, c’est surtout une mise en valeur du fonds Gallimard, principal acteur de la collection à ses yeux. Et plus encore « le lieu des autres choses », des livres que l’on ne sait sous quelle étiquette ranger, et qui gravitent comme des électrons libres autour de la pierre angulaire de chaque auteur.
« Un univers de création dans lequel le droit à l’onirique est largement revendiqué. »
Le format choisi est un intermédiaire entre le poche et l’édition courante, ce que le milieu nomme un « semi-poche ». Quant à la maquette, presque inchangée depuis trente ans (à...

Cet article est réservé aux abonnés.
Auteurs, critiques, interviews, dossiers thématiques: découvrez tous les contenus du Matricule des Anges.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

LMDA papier n°87
6.50 €
LMDA PDF n°87
4.00 €