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Dossier Rick Bass
Saisir le bonheur

novembre 2007 | Le Matricule des Anges n°88 | par Thierry Guichard

Si vous ne deviez lire qu’un livre de Rick Bass, ce serait « Platte River ». Quitte à ressentir ensuite le besoin de lire tous les autres. Les trois nouvelles du recueil composent une trilogie où l’homme se dévoile dans une nature lumineuse.

Que faut-il donc pour qu’un livre soit lu à la hauteur de ce qu’il mérite ? Pourquoi Platte River republié cette année dans la collection « Titres » en format poche ne réunit-il pas autour de lui des centaines de milliers de lecteurs ? On peut faire le pari pourtant : offrez ce livre à votre nouvelle voisine de palier, à votre moniteur de judo, à un chauffeur routier, à un éleveur d’abeilles, à un viticulteur du Jura ou à une directrice financière, on veut bien traverser la Seine à la nage si l’un, seulement l’un d’entre eux, peine à lire ces trois nouvelles.
Ce n’est pas que Rick Bass se montre ici consensuel au point de séduire quiconque ; c’est qu’il a trouvé la grâce. Cette grâce qui recouvre chaque histoire d’une beauté poignante. On veut bien se méfier des mots, mais pour l’heure, on n’a pas trouvé mieux que celui de « chef-d’œuvre » pour qualifier ce livre dont la traduction française parut d’abord en 1996.
« Mahatma Joe » qui ouvre la trilogie nous entraîne tout de suite dans le nord du Montana où l’hiver est « si rigoureux que des corbeaux tombaient parfois du ciel en plein vol, les organes internes apparemment éclatés, et tels de grands lambeaux de chiffon noir ils tombaient dans les bois ou dans une pâture, percutant la terre à quelques semaines du printemps. » Nous voici dans une vallée en forme de goulot où, en février, un vent du sud parvient à s’engouffrer : « Le chinook ne durait qu’une semaine tout au plus, mais sa venue annonçait qu’il ne restait plus qu’un seul mois de gelées à pierre fendre. Il y a longtemps, la ville avait connu une fête nommée Les Jours Nus, quand de jour comme de nuit, personne ne portait le moindre vêtement, pas même pour aller faire ses courses, pas même pour aller au saloon. Les gens restaient nus pour nourrir leurs chevaux, ils dormaient nus pour la première fois depuis six mois, et c’était nus qu’ils ouvraient leur boîte aux lettres. Il y avait très peu d’habitants à cette époque et tout le monde se connaissait. Il était difficile de décrire le sentiment de liberté apporté par le chinook, après le confinement de l’hiver. » Mais « Les Jours Nus », c’est déjà de l’histoire ancienne quand Leena s’installe dans ce bout du monde. Mahatma Joe, un pasteur venu avec sa femme Lily, rencontrée en Alaska, a mis fin à cette coutume jugée barbare.

Frappés par la beauté
Le temps a passé, les choses sont rentrées dans l’ordre, le pasteur a vieilli près de Lily. « Lorsque Joe était endormi entre ses seins, bien au chaud comme un enfant, Lily lui glissait un oreiller sous la tête. Puis elle se levait, elle allait à la cuisine, elle s’habillait chaudement et elle prenait les patins à glace qui restaient accrochés au mur (…). Lily emportait maintenant les patins sous le champ des étoiles, dans le craquement de la neige gelée, parmi les chants et les hurlements des coyotes qui se répercutaient à travers toute cette étroite vallée, comme en cercle, du début à la fin, avant de reprendre...

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