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Entretiens L’ombilic du rêve

novembre 2007 | Le Matricule des Anges n°88 | par Jérôme Goude

Imprégné par l’onirisme noir de l’eau-forte, « Le Veilleur du jour » de Jacques Abeille projette un antihéros au cœur d’un espace urbain dont les murs sécrètent d’étranges symboles.

Le Veilleur de jour : Cycle des contrées vol.2

Illustration(s) de Michel Guérard
Editions Ginkgo

Certains auteurs, parmi les plus exigeants, souffrent de la clandestinité des poètes maudits. En dépit de la diffusion quasi confidentielle de leurs textes, ils s’obstinent à arpenter des terres que seul le sens de l’engagement irrigue. Électron libre et Pygmalion inspiré, Jacques Abeille façonne une œuvre dans les contours géographiques de laquelle l’arborescence du rêve enfante d’invraisemblables rejetons.
Dans Le Veilleur du jour, second volet du « Cycle des contrées », une cité déploie son architecture hiéroglyphique : Terrèbre, la capitale d’un Empire imaginaire. Un voyageur amnésique, Barthélemy Lécriveur, échoue dans le dédale de cette société où se croisent, dans une valse intrigante, quantité de personnages. À défaut d’épopée maritime, Barthélemy se voit confier l’absurde tâche d’attendre la venue improbable d’un inconnu devant l’entrée d’un entrepôt. En dépit de la mise en garde des sbires d’une guilde d’hôteliers, il s’installe dans ce lieu flanqué d’un cimetière abandonné et découvre l’existence de chambres secrètes. Au même moment, Molavoine, un policier solitaire et méprisé, s’affaire à élucider l’énigme d’un complot politique…
Jacques Abeille, qui dit n’avoir été qu’un « correspondant excentré et excentrique du groupe surréaliste », se joue de la linéarité romanesque au moyen de digressions savantes. Tout en flirtant avec le récit d’aventure, le polar et le roman noir, Le Veilleur du jour prolonge en effet des réflexions éthiques et esthétiques amorcées par Les Jardins statuaires (Flammarion, 1982, rééd. Joëlle Losfeld, 2004). C’est un « livre sans pouvoir » qui, par certains aspects, n’est pas sans rappeler Un roman policier d’Imre Kertész et En attendant les barbares de J.M. Coetzee.
En plein centre de Bordeaux, non loin des pas de veille de Barthélemy Lécriveur, Jacques Abeille consent à ouvrir les portes d’un monde où l’ironie, l’érudition, l’espièglerie et le sérieux, folâtrent gaiement.

Le Veilleur du jour a été publié une première fois chez Flammarion, en 1986. Qu’est-ce qui a motivé sa réédition ?
Au départ, on n’était pas parti pour faire ça. Pierre Laurendeau, mon mécène, voulait reprendre en les amplifiant les ouvrages dont il a été l’éditeur, dont il attendait la suite ou auxquels j’ai ajouté de nouveaux textes. En préparant Les Voyages du fils (livre à paraître en 2008, ndlr), j’ai eu l’impression qu’il y avait trop de références et qu’on ne pouvait rien comprendre si on n’avait pas lu ce qui précède. Après concertation, Pierre saute le pas et décide de commencer par Le Veilleur du jour. Ce qui est une entreprise très délicate parce que, pour un écrivain vivant et de modeste notoriété, republier un livre est une opération dangereuse.

Avez-vous retouché le texte initial ?
Oui, c’est une édition revue. Je n’avais pas repris Le Veilleur du jour depuis sa première publication. Sa relecture m’a catastrophé. Certains éléments de ma formation scolaire avaient une...

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