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Entretiens Les sanctuaires organiques

février 2008 | Le Matricule des Anges n°90 | par Jérôme Goude

Au fond d’une vallée en déshérence, « Les Derniers Indiens » conte la vacuité d’existences paysannes rivées à la scansion ritualiste et sclérosante du quotidien. Avec ce quatrième roman, Marie-Hélène Lafon impose un ton et un style.

Les Derniers indiens

Entre un poste de télé prolixe et une table protéiforme, un homme et une femme émergent douloureusement de l’espace rencogné d’une maison auvergnate qui rétrécit comme peau de chagrin : Marie et Jean Combes. Le nouveau roman de Marie-Hélène Lafon, Les Derniers Indiens, exhibe les sombres atours d’un huit clos dont le point névralgique est Renée Santoire, la mère vindicative et dévorante de Marie et Jean. Veuve de Pierre, l’aîné d’élection, orgueilleuse légataire des insignes propriétés paternelles, la mère Santoire aura, sa vie durant, perpétué les valeurs ataviques, ruminant une haine démesurée des mésalliances, du progrès et des sanies corporelles, se repaissant d’expressions proverbiales univoques. Des expressions qui, bien après sa mort, sourdent et emplissent l’air confiné des pièces « mangées d’ombres » de la maison dans laquelle Marie et Jean, reclus et statiques, usent du linge maternel et célèbrent le culte de la rétention tout en lorgnant du côté des Lavigne, leurs voisins.
L’univers particulier de Marie-Hélène Lafon, sa poétique, repose en effet sur la coprésence irréductible de mondes antagonistes. L’un annonçant inéluctablement la mort lente de l’autre. Ainsi, Marie exprime son chaste bovarysme en épiant les moindres faits et gestes des femmes Lavigne et glane des impressions fugaces, des « bribes de chocolat cuit » ou des « élancements souverains de violette ». Hors du monde, ses désirs forclos se satisfont du spectacle de la débauche consumériste des voisins, ainsi que du mystère de la disparition des vêtements du cadavre de l’Alice, une cousine des Lavigne…
À Paris, non loin de la station de métro Bel air, dans un appartement feutré et coloré, Marie-Hélène Lafon, femme « embarquée », se passionne, passionne, s’emporte et emporte.

En exergue de Mo, votre troisième roman, vous citez Fellini qui dit être toujours autobiographique, même quand il relate la vie d’un poisson. Avez-vous vous-même adopté ce credo ?
Tous mes livres - peut-être Le Soir du chien (son premier roman, ndlr) un peu moins que les autres - sont, de manière intestine, autobiographique. Je suis partout. Je m’éclate et me suis mise en morceau partout. Sur la photo est en ce sens mon livre le plus douloureux, le plus écartelé.
Il n’y a pas de hiérarchie pour moi là-dedans. Il ne s’agit pas de penser que la seule littérature qui vaille est une littérature autobiographique. Simplement, quand je me suis mise au travail, j’ai été forcée de reconnaître que je ne savais rien faire d’autre que d’être tout le temps derrière les mots. C’est pourquoi j’éprouve l’absolue nécessité du détour. Il faut de la transposition, du secret. Ça passe par la langue. Il y a une stratégie d’évitement qui, au bout du compte, consiste à mettre ses organes dans le livre.

Maria, Marlène (contraction de Marie-Hélène) et, maintenant, Marie. Comment justifiez-vous l’occurrence de ce prénom dans vos romans ?
La Marie des Derniers Indiens...

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