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Dossier Emmanuelle Pagano
Entre les lignes

septembre 2008 | Le Matricule des Anges n°96 | par Thierry Guichard

Adepte du montage cinématographique, du collage et de l’ellipse, Emmanuelle Pagano construit des romans lumineux autour de thèmes sombres et douloureux. Elle s’y dévoile dans la fiction autant que dans la manière avec laquelle elle fait visiter son laboratoire d’écrivain.

Si elle expose les coulisses de son écriture sur son blog et si elle accepte volontiers de répondre aux questions sur sa vie et son œuvre, Emmanuelle Pagano précise en préambule qu’elle peut toujours mentir. Pas volontairement : les souvenirs refont parfois à leur sauce la réalité de laquelle ils découlent.
La romancière a une parole souvent abrupte, au débit précipité. Si son propos était une scène de théâtre, ses mots y apparaîtraient frontalement, sous une lumière crue, instantanément. À l’opposé de son écriture, très souvent sensuelle, qui multiplie les zones ombragées, les pénombres mystérieuses et qui s’avance sur des silences ou des non-dits. On a pu la voir, lors d’un festival estival et baulois, projeter sur écran géant des photos des paysages qui ont alimenté l’écriture des Adolescents troglodytes, son roman précédent. Elle désignait précisément les liens que le texte entretenait avec ces lieux, les sources multiples du roman, tout comme elle livre à la fin du roman les noms de ceux qui l’ont inspiré. Un plan du « pays » figure même en quatrième de couverture. Comme s’il s’agissait de désigner le circuit qui relie la fiction au réel. Dans l’entretien qu’elle nous a accordé à nouveau elle entrouvre la fabrique de littérature avec une précision étonnante, comme si elle connaissait par cœur chacun de ses livres. Elle expose sa palette et les raisons du choix d’un mot ou d’une liberté prise avec le réel. Mais elle esquive aussi la source intime de ses livres, ce qui les a rendus nécessaires. Elle esquive la question de la part autobiographique de l’œuvre.
C’est, qu’à l’image de son nouveau roman Les Mains gamines, on voit dans ce dévoilement de la fabrique d’écriture, la manière du prestigitateur : exposer l’impeccable assistante pour masquer le double fonds. Il y a aussi quelque chose de vital à maintenir enfoui le noyau sombre de l’écriture : le désir du dire ne peut plus alors se consumer dans sa réalisation. Mais seulement renaître, d’un livre à l’autre, constituant ainsi une œuvre en archipel dont l’exploration pourrait nécessiter un temps infini. Le contraire des romans jetables.

Emmanuelle Pagano, voyez-vous dans l’évolution de vos six livres publiés des périodes particulières ?
Le premier est à part. C’est un livre autobiographique qui, si on y regardait de plus près, apparaîtrait finalement moins autobiographique que les romans qui suivront. C’est un récit poétique. Pour distinguer les livres, je pourrais dire qu’il y a les romans chauds et les romans froids : Pour être chez moi, Le Guide automatique et Les Adolescents troglodytes appartiennent au climat froid. Les autres, qui évoquent la chaleur, les vignes, sont les livres chauds. Je séparerais donc les livres par rapport aux paysages qu’ils contiennent et au climat sous lequel ils se déroulent.
Les romans du froid sont beaucoup plus souples, liquides et lyriques. Il y a plus de parcours dans le paysage. Alors que les livres chauds sont...

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