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Entretiens Musique intime

janvier 2009 | Le Matricule des Anges n°99 | par Lucie Clair

Face aux blessures d’amour - et de son absence - qui écartèlent les vies, quels ressorts reste-t-il pour demeurer humain ? Avec La Pluie, avant qu’elle tombe, Jonathan Coe ouvrage les motifs secrets tissés entre les êtres, au-delà des âges et des sentiments interdits.

La Pluie, avant qu’elle tombe

Lorsque la vieille Rosamond disparaît, elle laisse derrière elle une pile de cassettes enregistrées à l’intention d’Imogen, une jeune femme qu’elle n’a plus revue depuis près de vingt ans. Aveugle, celle-ci a été adoptée par une famille d’accueil qui lui a interdit de continuer à fréquenter cette parente éloignée, peu conventionnelle et trop au courant de son histoire. En guise de legs, Rosamond offre à l’enfant qu’elle aurait voulu sauver les fils cachés de sa vie, et les paroles d’amour qu’elle n’a pu entendre de la part de sa mère et de sa grand-mère.
Roman intimiste, La Pluie, avant qu’elle tombe tranche des précédents livres de Jonathan Coe (Bienvenue au club, Le Cercle fermé) tant par ce ton et son extrême délicatesse, que par l’éloignement des thèmes politiques qu’il affectionnait ; l’occasion pour l’écrivain anglais d’aborder une dimension essentielle de la condition humaine à travers trois générations de femmes.

Avec l’évocation de ces milliers d’enfants citadins envoyés à la campagne pour échapper au Blitz sur Londres, La Pluie, avant qu’elle tombe est loin des décades Thatcher et Blair en toile de fond de vos précédents opus. Qu’est-ce qui vous a conduit à explorer cette face de l’Histoire de la Grande-Bretagne ?
C’est d’abord parce que ma mère a été évacuée de Birmingham vers le Shropshire où elle a passé quelques mois en 1940, et j’ai toujours été intéressé par cette partie de son histoire. Alors que de nombreux enfants se sentaient malheureux d’avoir été séparés de leurs parents et de vivre chez des étrangers, ma mère a eu cette chance d’être hébergée dans une ferme qui appartenait à sa tante, et elle s’en rappelle comme d’un moment magique. Je voulais écrire l’expérience d’une femme qui, pour s’être retrouvée à un si jeune âge au fond d’une campagne reculée, a vu sa vie changer sur bien des plans. Quant à Blair et Thatcher, ma foi, je pense que j’ai assez pensé et écrit sur leurs décennies - en tout cas pour le moment !
Après avoir écrit toute une série de romans « orchestraux » ces dernières années - des romans avec beaucoup de personnages, et des récits à plusieurs voix - j’ai pensé qu’il serait intéressant d’écrire plutôt un roman de « chambre », comme on parle de musique de chambre. Plus intime, plus personnel. Néanmoins, si l’on définit la politique comme l’étude des relations de pouvoirs entre les personnes, c’est aussi un livre politique : la lutte pour le pouvoir qui s’instaure entre parents et enfants dans un noyau familial est une lutte politique aussi, après tout.

Les sentiments y sont aussi plus présents. La loyauté en particulier y est plus explicite, de par ce qui unit Rosamond à Imogen, au-delà de la mort. Est-ce un thème particulièrement important à vos yeux dans les relations humaines ?
Plus je vieillis, plus je réalise l’importance de la loyauté et de la continuité - sur un plan social et collectif, mais aussi privé. Ces dernières années, il semble que tout le...

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