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Dossier Chloé Delaume
Laboratoire de génétique textuelle

février 2009 | Le Matricule des Anges n°100 | par Thierry Guichard

Passé au crible de l’écriture, l’innommable, l’indicible du trauma intime se transforme en une littérature performative, propre à modifier le réel. Pour Chloé Delaume, la littérature est une arme apte à changer la vie.

Une bouteille de coca light sur la table basse de style année 60, les deux chats collés sur une chaise de salon, un mouchoir dans la main, Chloé Delaume répond à toutes les questions sans barguigner avec une franchise naturelle. Parfois, sa parole s’accélère, semble ne jamais pouvoir s’arrêter. À d’autres moments, au contraire, le silence trouve dans ses yeux grands ouverts le prolongement d’une interrogation sans fond. Confrontée à un gros rhume, la jeune femme s’inquiète de pouvoir, le soir même, faire une lecture dans la librairie Les Cahiers de Colette. Elle compte sur sa pharmacie, éparpillée sur les rayons de sa bibliothèque, son bureau, les tables : comme si les médicaments, au même titre que les livres, étaient une part d’elle-même. Ce n’est pas sa petite chatte « anorexique » qui dirait le contraire, Chloé Delaume l’a baptisée Temesta.

Dès votre premier livre, l’injonction d’écrire autour du matériau autobiographique est très forte. Mais la biographie, vous ne la livrez pas par transparence. Au contraire, vous décidez d’écrire une « autofiction expérimentale » et de pratiquer « une écriture de laboratoire » qui déconstruit la langue. Pourquoi ?
L’autobiographie frontale ne m’intéresse pas. Je prends la langue comme un matériau au même titre que la biographie en est un. Les auteurs que j’aime sont plutôt dans la recherche et je m’inscris dans leur filiation. C’est un besoin que j’ai de triturer, d’autant plus qu’en tant que lectrice, le roman traditionnel m’ennuie. Je n’ai pas de satisfaction à construire une fiction classique comme je n’en ai pas à en lire.
Mon idée, c’est d’avoir comme un laboratoire de sorcières, avec plein d’ingrédients, plein d’éléments et d’essayer de faire une petite soupe bizarre avec.
Il y a le fait aussi que j’ai longtemps tourné autour de l’histoire centrale, et que je n’arrivais pas à me la colleter. J’ai donc utilisé des artifices, c’est vrai, c’était quelque chose de cet ordre. Après, il y a le fait que sur certains chantiers comme Le Cri du sablier, je voulais vraiment que la syntaxe soit ecchymosée comme l’était le corps de l’enfant. Donc ça passait par des installations syntaxiques, des entrechoquements de mots…
Je travaille beaucoup à l’instinct. Je réfléchis à ce que je vais faire et après je canalise ce qui sort tout seul. Ça se fait en deux temps.

Le « laboratoire » ne sert-il pas à indiquer que le territoire dans lequel vous vous inscrivez est de la littérature et non du compte-rendu biographique ?
Ça, c’est super important. Et c’est de la littérature expérimentale. Vraiment, j’y tiens. Je ne suis pas une romancière traditionnelle. Je fais vraiment de l’« expé ». L’idée, c’est d’être plus chercheuse qu’écrivain. Chercheuse de laboratoire. Il y a une satisfaction plus grande à travailler sur la langue elle-même plutôt que sur la fiction pure. Les histoires ne m’intéressent pas tellement en fait.
Pour chaque bouquin, j’essaie...

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