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Textes & images Watchmen

mai 2009 | Le Matricule des Anges n°103 | par Gilles Magniont

Watching the watchmen

Illustration(s) de Dan Scudamore
Editions Marvel Panini France

On a édité les brouillons de Madame Bovary, on se penche de même sur la gestation des Watchmen : cela surprend davantage, car il s’agit ici d’une bande dessinée, qui plus est distribuée par l’industrie lourde des comics. Mais qui jouit d’un statut critique très particulier. Dès sa parution en 1987, elle gagne l’attention de la gent littéraire, laquelle loue son ampleur romanesque, la complexité de sa construction, l’âcre puissance de sa vision « adulte » : selon les mots du scénariste Alan Moore, il s’agissait d’imaginer « en quoi la présence de super-héros modifierait le monde, d’un point de vue psychologique et politique » - quel aurait été par exemple leur rôle au Vietnam ou durant la guerre froide. Sur le fond, Watching the watchmen n’en dira guère plus ; c’est ici le dessinateur Dave Gibbons qui parle et ouvre ses cartons, et un petit peu le coloriste : pas d’analyse de contenu, mais, sur le mode british, un chapelet d’anecdotes souriantes, récit léger (et traduit avec les pieds) d’une collaboration artisanale au pays des contrats et des calendriers de publication. D’un point de vue graphique, la création est éclairée d’une lumière bien plus vive : avec la reproduction d’originaux de toutes sortes, on touche du doigt le vertige de détails que dissimule l’apparent classicisme formel (ligne claire, découpage sage) du récit. Des crayonnés, croquis, maquettes… qui fétichisent joliment l’arrière-boutique : pareil luxe éditorial peut faire sourire d’aise, mais sent aussi le mensonge et le contre-sens à plein nez. Si le mécène Panini Comics édite aujourd’hui l’ouvrage dans nos contrées, c’est à la suite d’une récente adaptation cinématographique : la raison commerciale se vêt d’une « ode à la gloire d’une entreprise artistique », quand, inversement et en silence, Moore et Gibbons nichaient l’art au cœur de l’industrie.

WATCHING THE WATCHMEN
DE DAVE GIBBONS
Traduction anonyme, Panini Comics, 256 pages, 29,99

Watchmen Par Gilles Magniont
Le Matricule des Anges n°103 , mai 2009.
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