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Dossier Julián Ríos
L’écrivain pluriel

janvier 2010 | Le Matricule des Anges n°109 | par Thierry Guichard

Recouvrant le matériau biographique d’une incroyable culture littéraire, Julián Ríos insuffle à ses livres tous les souffles de la langue. De l’harmonie aux éclats, de la musique aux jeux de mots, c’est en peintre de l’écriture qu’il déploie ses fictions étourdissantes.

Très sexuée, l’œuvre du Galicien ne semble obéir à aucun genre, ou à tous en même temps. Ses romans accueillent la photographie, le dessin, la poésie, l’essai. Ses essais prennent l’apparence de fictions. Les livres eux-mêmes ne contiennent pas entièrement un texte qui les déborde et Larva, le bloc central, la matrice carnavalesque et déjantée irradie tous les autres titres. Usant ici d’un rapport ludique à la narration, là d’une potentialité musicale de la langue, s’exposant dans une modernité qui griffe la page (Poundémonium) ou se masquant derrière un classicisme lustré (certaines pages de Pont de l’Alma), l’écriture de Julián Ríos aligne les fragments brisés d’un miroir qui reflète la part cachée du monde. Ce miroir est le fruit de toute l’histoire culturelle dont l’écrivain a hérité en grand lecteur qu’il est, et dont son imagination se nourrit pour, à son tour, s’inscrire dans une filiation littéraire plus volontiers baroque que classique. Avec une très grande disponibilité, l’écrivain entrouvre l’atelier d’où pourraient naître mille et un livres.

Comment imaginez-vous l’architecture de votre œuvre ?
Toute l’œuvre, je la considère sous le titre de Larva. Y compris Cortège des ombres que j’ai décidé de publier quand j’ai vu que ça entrait dans cet ensemble. Pont de l’Alma commence où finit Monstruaire puisque, à la fin de Monstruaire, les protagonistes sont Chez Francis, le restaurant où débute Pont de l’Alma. Je voudrais montrer par là ma façon plurielle de considérer la littérature : il y a des livres dans lesquels le langage est le plus important, d’autres où c’est la narration, mais tout participe d’un même ensemble. La figure qui me symbolise le mieux, c’est la spirale : je repasse par les mêmes thèmes mais toujours un peu plus loin. La spirale représente bien la manière avec laquelle je vois mon œuvre. Il y a un centre et autour du centre il y a des choses qu’on revisite mais en allant toujours de plus en plus vers l’extérieur.

Vos essais ressemblent à des nouvelles ou des romans et vos romans ont souvent une valeur d’essais. La notion de genre, en littérature, vous semble-t-elle pertinente ?
Un personnage de Pont de l’Alma, le solitaire Lon Alonso, affirme et je suis de son avis que le roman est déjà un genre des genres. Le grand roman la maison de la fiction, pour utiliser le terme de Henry James a la capacité de faire cohabiter différents genres, de la poésie à l’essai. Mais l’essai peut aussi s’enrichir des stratégies et des pièges que nous fournit la fiction. Pour donner un exemple extrait de mon Quichotte & Fils, dans l’essai sur Pale Fire (Feu pâle, ndlr) de Nabokov on trouve une professeur américaine, Sarah Footer, qui visite certains lieux parisiens en rapport avec l’auteur américano-russe et elle photographie la maison où il a vécu juste avant d’émigrer pour l’Amérique. Cette spécialiste de Nabokov est en fait un être de fiction directement sorti d’un rêve de Nabokov lui-même....

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