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Événement & Grand Fonds À l’ombre de Weimar

février 2010 | Le Matricule des Anges n°110 | par Jérôme Goude

Ecrivain de langue allemande et française, traductrice, Anne Weber publie simultanément un conte cruel et une magistrale tragédie d’outre-tombe, deux textes où affleurent sourires et émotions vives.

Tous mes voeux

Il était une fois une assistante dans un cabinet d’avocat, Léa, l’anti-héroïne d’un mauvais roman, Château de sable, ou, ce qui revient grosso modo au même, sa créatrice, et Enguerrand, un chevalier flanqué d’un château rococo sis quelque part, en Normandie, Picardie ou Vendée, qu’importe. Ils furent illusoirement heureux et auraient pu, au moyen de l’insémination de quelques « sécrétions chevaleresques médicalement boostées », avoir un bel héritier. Mais voilà, Tous mes vœux n’est pas un conte pour midinettes en mal du prince vaillant. Ou si peu. Anne Weber, dont la prose réflexive ironise sur les limites du supportable transgressées par « nous autres créatures de chair et de sang », instille du féerique pour, ensuite, mieux le noyer dans l’immensité vertigineuse de l’insignifiant, de l’anodin. Aussi, un château de conte de fées peut cacher, entre autres, des têtes de sanglier, de cerf, un « pigeonnier sans pigeons », une « orangerie sans orangers », des lampes rouillées et des chambres désertes. Et un chevalier, un escroc, voire une châtelaine ronde et inexistante, Jeanne, Mathilde ou Bénédicte, qui, comble de l’imposture, a conçu un « petit prince des poètes » à Weimar.
À Weimar, un autre drame se joue, mais dans un temps autrement plus reculé et, n’étaient un fils jugé idiot et sa mère indésirable, avec des protagonistes autrement plus illustres. Auguste constitue un hommage poignant à celui dont la tombe porte l’inscription suivante : « Goethe filius ». À travers des fragments de prose et des chants en vers littéralement habités, sans jamais sombrer dans le pathos, Anne Weber, fût-elle baudelairienne ou pas, prête sa voix aux « pauvres morts » qui « ont de grandes douleurs ». Les fils de nombreuses marionnettes sont tirés (Goethe et ses factotums, Charlotte von Stein, Riemer, etc.), des bouleversements historiques et des vanités littéraires sont évoqués, ça et là, pourtant notre attention est portée sur deux personnages du commun. Christiane Vulpius dite Vulpia, longtemps mère célibataire, compagne de lit puis épouse tardive de Goethe, une « putain et presque une délinquante » selon certains. Son fils enfin, surtout, Auguste, le « chassé du passé », celui qui, voué aux travaux pratiques, sera tout entier soumis aux intérêts de son père. « Ne pas avoir peur de la gravité, voilà un problème stylistique que je ne me sens pas près de résoudre », confesse la narratrice de Première personne (Seuil, 2001). Pourtant, force est de constater que cette pièce d’Anne Weber, même si elle n’exclut pas une certaine forme de jubilation, touche par sa beauté grave.

Qu’est-ce qui a motivé le choix du sujet de Tous mes vœux, cette histoire d’amour dont l’invraisemblable est tiré vers un ordinaire ô combien plombant ?
Je voulais écrire une histoire d’amour, ce que, jusqu’ici, je n’avais jamais fait. Le titre que j’ai donné au livre renvoie aux cartes de vœux conventionnelles. J’aime bien que, derrière cette formule d’une banalité...

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