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Domaine étranger En douce dans un coin

juillet 2010 | Le Matricule des Anges n°115 | par Serge Airoldi

En douce dans un coin

Le nom de Powys parle aux lecteurs. Ils étaient trois frères écrivains dont Théodore Francis (1875-1953) était le cadet. Ce roman est réjouissant pour plusieurs raisons. à commencer par son immense liberté dans un cadre - et l’histoire et l’écriture - qui semble bien classique au premier coup d’œil. Or, il n’en est rien. Cette plongée dans la vie du révérend Silas Dottery, recteur de Tadnol, n’est pas une pénitence. C’est une braise posée dans chacune des chaussures, un feu qui couve, chapitre après chapitre, au rythme d’un style nourri au bon lait de l’ironie, du canular et de l’humour qui fait toujours mouche. En quelques mots, disons que le révérend est victime d’une rumeur selon laquelle une jeune fille se cacherait dans une armoire de son bureau. Comme toutes les rumeurs, elle excite les esprits les plus tordus et les plus étroits de la contrée. Seule Lottie, la petite-fille du fossoyeur soutient le révérend qui connaîtra avec elle autre chose que la fréquentation assidue et permanente des livres. De la bêtise, de la méchanceté des hommes et des femmes, de leur naïveté, de leurs terreurs ou de leur fantaisie, Powys tire un roman où se mêlent croyances absurdes, bon sens campagnard, rebondissements cocasses, allégories maniées avec gourmandise (la cheminée à ramoner, le cochon qui se goinfre de choux et que le révérend poursuit jusque dans l’auge) et descriptions de l’âme, ciselées comme une dentelle. Bien sûr la jeune fille de l’armoire est une chimère comme ses cheveux roux, ses jarretelles avec un cupidon brodé en soie verte sur chacune d’elles. Bien sûr Dieu est au cœur de ce livre. Un dieu à la pauvre haleine, si peu capable d’exalter, si peu dionysiaque. La mort aussi s’y trouve, embusquée, en douce, dans un coin. Et chacun lira dans le trente-sixième chapitre, « La lie de Dieu », une danse stupéfiante autour de la tombe, de ses mystères et de sa réalité la plus crue. Une danse de Saint Gui où le fossoyeur Truggin, le dit, le clame : « La vie est qu’un lit de mort »… " On commenc

EN DOUCE DANS UN COIN
de THÉODORE FRANCIS POWYS
Traduit de l’anglais par Patrick Reumaux, Anabet éditions,
320 pages, 19

En douce dans un coin Par Serge Airoldi
Le Matricule des Anges n°115 , juillet 2010.
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