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Domaine étranger L' Autocollant

mars 2011 | Le Matricule des Anges n°121 | par Serge Airoldi

Ce premier roman de Leonora Sartori a un mérite. Celui de rappeler les épisodes douloureux attachés au nom de Sharpeville, un township de Vereeniging dans le Transvaal, marqué par la tragédie de l’apartheid. D’abord en 1960, quand un massacre répondit aux manifestations des Noirs furieux contre le passeport intérieur qui leur était alors imposé. Ensuite en 1984, lorsque l’augmentation soudaine des loyers provoqua de la colère, le lynchage du maire-adjoint et huit années d’emprisonnement pour ceux qui sont connus comme « Les six de Sharpeville ». à l’époque, un mouvement international se créa autour des six condamnés à mort finalement graciés. Leonora avait 6 ans et dans sa chambre d’enfant, ses militants de parents avaient placardé un autocollant orange qui portait le slogan : « Sauvons les six de Sharpeville ». Vingt ans plus tard, curieuse de ce que les six prisonniers sont devenus, elle s’envole en Afrique du Sud et raconte leur destin. Ecrit avec une plume claire comme du petit-lait et précise comme celle d’une journaliste de La Repubblica, ce texte a envie de raconter, il veut faire histoire. Leonora choisit d’alterner les épisodes personnels de l’enfant qu’elle fut et les chapitres consacrés à cette histoire sud-africaine. Pourquoi pas. En revanche, parce que ce livre cherche un relief à travers le regard naïf d’une fillette, parce que cette astuce n’est pas vraiment originale, parce que l’on frise parfois la niaiserie avec des saillies telles que « je ne sais pas si c’est bien ou mal, mais moi je suis du côté des déshérités » ou encore « Papa je suis désolée, les héros n’existent pas », parce que ce va-et-vient entre la toute petite et la très grande histoire endort plus qu’il n’enrichit réellement le scénario, l’ensemble ne bouleverse pas vraiment le genre. Et pour tout dire, l’autocollant s’accroche un peu aux doigts.

Serge Airoldi

L’Autocollant
Leonora Sartori
Traduit de l’italien par Jean-Luc Defromont
Liana Levi, 176 pages, 15

Le Matricule des Anges n°121 , mars 2011.
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