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Entretiens Épopée mécanique

mars 2012 | Le Matricule des Anges n°131 | par Jérôme Goude

Roman hybride et revigorant, Nos si brèves années de gloire de Charif Majdalani dépeint les tribulations sociales et érotico-amoureuses d’un jeune Libanais.

Nos si brèves années de gloire

Halim Cassab, homme industrieux à la « réputation de voyou de luxe », meurt assassiné en laissant sa famille sur la paille. Ghaleb, son fils, à défaut de pouvoir faire des études supérieures, devra travailler d’abord dans un magasin de tissus comme simple vendeur, ensuite comme secrétaire d’un homme de lettres francophile. Aventureux, le jeune homme s’ennuie, joue aux échecs et participe à un projet plus qu’hasardeux. Ce jusqu’à ce qu’il accepte une mission de la part d’un certain Maxime Elias, riche industriel exproprié. Il part alors en Syrie, flanqué de fringants acolytes, afin de réaliser l’« enlèvement au sérail des énormes dondons de fer et de chrome » d’une usine d’Alep, à savoir de grosses machines industrielles. De retour, il apprend la mort de Maxime Elias, en sorte qu’il hérite de quoi recouvrer le prestige d’antan, de quoi refonder l’ancienne fortune familiale. Tout semble aller au mieux pour les affaires de Ghaleb, jusqu’à ce que Beyrouth commence à ployer sous les bombes…
D’une scène à l’autre – notons tout de même cette scène d’anthologie au cours de laquelle Ghaleb suit une femme originaire d’Arabie, assiste médusé à ses changements de tenues de plus en plus effeuillées pour se retrouver face à « deux grands mâles au regard furieux et scandalisé » –, Charif Majdalani donne corps à un récit littéralement ensorcelant. Tout ensemble roman de formation, récit d’aventures, roman réaliste et romance, tour à tour épique, cocasse et dramatique, Nos si brèves années de gloire est un véritable bonheur de lecture.

L’incipit de Nos si brèves années de gloire met scène un conteur, celui-là même qui nous narre l’histoire en nous disant que nous l’écrirons peut-être à sa place. S’agirait-il là d’une sorte d’hommage au conte ?
Ma première réaction serait de dire non. D’abord parce que je suis très mal à l’aise avec cette idée que mes livres auraient un rapport avec l’art du conteur et donc avec quelque chose qui est donné traditionnellement comme une spécificité orientale. Je ne me suis jamais intéressé au contage, même si on se raconte beaucoup d’histoires en effet autour des feux de camps, dans Caravansérail, et que Nos si brèves années de gloire est raconté par le personnage principal lui-même. D’ailleurs, il n’y a que le personnage de ce dernier livre qui raconte directement son histoire, même s’il délègue le soin de l’écrire à ce destinataire silencieux assis en face de lui, ce qui est curieusement aussi le cas dans Caravansérail, où le grand-père sait qu’il n’écrira pas sa vie (son petit-fils, plus tard, le fera). Mais il y a dans cette posture du narrateur de Nos si brèves années de gloire un simple jeu de réminiscences. Dans Diadorim, le roman de Guimarães Rosa, un aventurier raconte son tumultueux passé à un destinataire silencieux, assis en face de lui devant un paysage particulier. Or j’ai une immense admiration pour ce roman. Il y aurait peut-être donc là non un hommage à un art de raconter en général...

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