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mai 2014 | Le Matricule des Anges n°153

Journal du non-écrire

Que se passe-t-il au juste lorsqu’un écrivain décide d’arrêter d’écrire après avoir écrit toute sa vie et publié une petite trentaine de volumes (romans, nouvelles, essais, théâtre) ? Est-il si facile de tourner la page et de commencer une nouvelle vie, quand on a vécu plusieurs décennies durant avec pour seul credo « j’écris donc j’existe », et que l’on sait avoir usé de sa plume « pour échapper à l’ennui du quotidien » ? Manifestement, pour Alain Nadaud, la réponse est non. En 2010, sa décision à peine prise, il rédigeait et publiait D’écrire j’arrête (Tarabuste). Et voici qu’il récidive, nous donnant 47 fragments d’un journal écrit à la troisième personne, dans lequel il se livre à un véritable examen de conscience.
Mais est-ce si contradictoire finalement d’écrire encore alors qu’on a décidé de ne plus commettre la moindre ligne ? Quand on s’est habitué à tout régler par les mots, quoi de plus naturel que de passer par l’écriture pour se donner une chance d’y voir plus clair dans la décision qu’on vient de prendre ? Nadaud le reconnaît d’ailleurs volontiers : ce renoncement lui est « une source presque inépuisable de réflexions ». Et le moins qui se puisse dire est que ce « suicide symbolique », ou cet « état de mort clinique » comme il le nomme, lui donne bel et bien à penser. Il est déjà l’occasion pour lui d’examiner rétrospectivement son travail, ce qui confère à ces feuilles de journal des accents testamentaires. Mais écrire sur ce renoncement à l’écriture, qui s’origine dans une crise de confiance envers la littérature, ou dans la perte de foi envers les mots, lui permet surtout de réfléchir à ce qui rendait vitale son ancienne pratique. Ce qui revient à dire que pour Nadaud l’aventure continue.

Didier Garcia

Journal du non-écrire
Alain Nadaud
Tarabuste, 80 pages, 12

Du même auteur paraît aussi :
Dieu est une fiction
Serge Safran éditeur, 280 pages, 19

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Le Matricule des Anges n°153 , mai 2014.
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