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Dossier Charles Robinson
Sismographie du vivant

janvier 2016 | Le Matricule des Anges n°169 | par Thierry Guichard

D’une modernité inscrite dans un long processus de maturation, en seulement trois opus, l’œuvre de Charles Robinson ouvre de nouvelles perspectives au roman français.

Depuis la sortie de Dans les cités en 2011, on sait que Charles Robinson parle vite. Sa pensée, mille fois aiguisée, agence les rouages de la syntaxe comme un tireur d’élite le ferait en trente secondes des différentes pièces de son fusil. Du coup, on avait décidé que l’entretien sur son travail d’écrivain se ferait par échange de mails. En étirant le temps entre les questions et les réponses, on se donnait une chance de pouvoir suivre cette pensée rapide autant que précise. Et sacrément joyeuse, au final.

Charles Robinson, votre premier roman, Génie du proxénétisme s’ouvre avec une citation de Chateaubriand qui telle un paratonnerre voudrait écarter les foudres de la critique. Craignez-vous aujourd’hui la critique ?
Le problème, ça n’a jamais été la critique, c’est le temps. La première chose, avec cette note de Chateaubriand, c’est la persistance des phénomènes. Nous sommes éblouis par l’événement du présent. Or, ces phrases auraient pu être écrites aujourd’hui dans les mêmes termes. Nous parlons sans cesse d’accélération, des temps heureux, de l’avant… Bullshit, nous répond Chateaubriand à travers les âges. Nous avons toujours été confrontés aux mêmes problématiques : consommer les sujets et les positionnements plutôt que lire les textes et nous offrir le temps de les éprouver.
Après ces quelques livres, j’ai développé beaucoup d’humilité face à la critique. D’abord parce que la critique fait office de signal d’alarme : son cri d’humeur, son désaccord, indiquent que l’on a approché un état-limite pour le texte, le moment où des choix personnels peuvent cesser d’être partageables. À ce point, ce n’est pas au critique de juger si cet état-limite est pertinent ou non, c’est à l’auteur de décider s’il insiste. S’il opte sereinement pour ses jungles et devient un sauvage.
Évidemment, le système commercial est tellement mal réglé que ces sonneries intempestives finissent par étourdir et stresser tout le monde.
La deuxième chose est que, sans doute par le type de littérature qui m’intéresse, je vois que, quels que soient les médias – presse, blog, radio, TV – il y a toujours des individus qui sont prêts à mouiller le maillot pour un livre qui les a touchés. Ça a pris plus de valeur à mes yeux qu’un état général, forcément désolant, de la critique : l’éternel paysage global dédié à la vente des petits pots. Même dans des médias mainstream, il y a des individus qui à un moment décident de relever le gant que leur tend un livre : aiment ou pas, mais se bagarrent. Ces enthousiasmes sont noyés et ne dessinent pas le paysage critique, mais ils forment des contre-feux ponctuels. Le paysage global est merdique, mais écrivant, lisant ou critiquant, nous nous donnons parfois de saines et bonnes suées. J’ai été ému par quelques-uns de ces grimpeurs qui donnent du leur à la lecture d’un livre.

On trouve dans vos trois romans une volonté de prendre en charge les mécanismes du monde dans le but de trouver...

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