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Théâtre La Boîte (suivi de) Femmes en face d’un homme silencieux

mars 2016 | Le Matricule des Anges n°171 | par Laurence Cazaux

La Boîte (suivi de) Femmes en face d’un homme silencieux

Quand la parole résonne du silence qui lui fait face. La Boîte met en jeu une femme seule avec, comme le titre l’indique, une boîte dans la main. Au départ, le lecteur imagine que cette boîte contient les cendres d’un amoureux défunt. Mais au fur et à mesure de l’avancée de la pièce, il ne sait plus trop si l’homme est réellement mort ou si la femme imagine cette mort, comme l’enfant imagine que ses parents, partis, ne reviendront jamais, pour ressentir ce que cela fait d’être orphelin. Presque aucune ponctuation dans ce flot de paroles pour faire un état des lieux de l’amour face à la mort. L’immense de l’amour face à l’immense de la disparition de l’autre ou de son absence. Il y a quelque chose d’universel dans cette parole en boucle, car elle raconte notre condition d’humain, entre désir d’infini et finitude. Le texte offre des fulgurances poétiques : « au moins tu avais entendu mon silence/ et qu’il était plein de mots à en craquer/ ça signe l’amour ça finalement non ?/ savoir entendre dans le silence de l’autre/ tout ce qui se dit sans se dire/ avoir l’oreille absolue pour le silence d’un autre/oui bon l’amour peut avoir des otites ». L’humour est très présent dans ce texte. La femme à la boîte en arrive à cette conclusion qu’elle pourrait assaisonner chaque jour ses repas d’une pincée des cendres du mort. Avant de laisser place à cette simple inquiétude : mais qu’est-il arrivé à son amoureux pour qu’il soit ainsi en retard ?
Le deuxième texte est constitué de sept « minilogues » comme les appelle Siméon. Une même comédienne endosse sept personnages face à un homme silencieux. Le silence force à la confession. Ces sept confessions forment un drôle de puzzle, symbole de la vie elle-même, mêlant le tragique au dérisoire. Pour se conclure ainsi : « nous mourrons déjà vous et moi/ alors comme il me faudra bientôt boire ma mort/ je veux avant me soûler de vie/ je veux goûter la vie son bruit et ses saveurs/ avant de disparaître dans le rêve de Dieu/ comme un marin dans la mer ».
L. Cazaux

LA BOÎTE (SUIVI DE ) FEMMES EN FACE D’UN HOMME SILENCIEUX
DE JEAN-PIERRE SIMÉON
Les Solitaires Intempestifs, 90 pages, 13

Le Matricule des Anges n°171 , mars 2016.
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