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Théâtre Le Gratte-ciel

juin 2016 | Le Matricule des Anges n°174 | par Laurence Cazaux

Lana Šarić est une jeune auteure croate de 33 ans. Elle a passé onze mois de sa vie enfermée dans un hôpital pour y soigner une leucémie. Une fois guérie et diplômée de l’Académie d’art dramatique, elle est confrontée à six années de crise dans son pays. Ce parcours tout en obstacle se retrouve dans sa pièce Gratte-ciel. Elle dit avoir écrit un texte sur le dépassement des contraintes. « Plus que tout il s’agit du dépassement de soi, de l’esprit, lorsqu’un homme (…) ne peut être ce qu’il désire, aller là où il le souhaite, laisser place à sa créativité dans ce monde à l’image d’un gratte-ciel, perdu dans les nuages, duquel il ne peut s’échapper que par un saut dans le vide. » Elle imagine donc un texte avec comme décor un gratte-ciel, un peu vieux, un peu délabré. De nombreux résidents et beaucoup d’enfants y habitent. Ils se retrouvent sur le toit, pour jouer au basket, discuter, s’aimer. Le problème c’est que l’immeuble ne possède pas de porte de sortie. Pour partir, il faudrait sauter du toit et affronter le vertige du vide.
La lumière des projecteurs, la voix du gardien de l’ordre résidentiel qui donne les nouvelles et les consignes, font de cet espace comme une prison à ciel ouvert, une prison confortable où l’on peut vivre dans de grands appartements avec des canapés blancs. Toute une petite communauté s’y côtoie. Avec ceux qui rêvent d’aller voir ailleurs et ceux qui préfèrent rester. La pièce parle beaucoup des rêves que l’on a, de la peur aussi et de la difficulté à se lancer dans l’inconnu. La pièce est une jolie métaphore des difficultés de la jeunesse dans notre vieux monde, elle est écrite très simplement, dans un style très direct, ce qui la rend plutôt touchante. Traduite dans plusieurs langues, c’est en France qu’elle est publiée pour la première fois. Une jolie découverte.
L. C.

LE GRATTE-CIEL
DE LANA SARIC
Traduit du croate par Karine Samardzija,
Théâtrales jeunesse, 50 pages, 8
e

Le Matricule des Anges n°174 , juin 2016.
LMDA papier n°174
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