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Entretiens L’enfer du décor

juillet 2016 | Le Matricule des Anges n°175 | par Dominique Aussenac

À travers l’évocation de Terezin, Hélène Gaudy dépeint la façon dont les nazis ont orchestré la négation de leurs crimes. Une île, une forteresse est un livre documenté, sensible, aérien.

Une île, une forteresse : Sur Tezerin

Ausculter des lieux, réels ou imaginaires. Faire entendre des voix. Évoquer le rapport fantomatique qu’entretiennent les vivants et les morts, les images et les mots, constitue le singulier projet littéraire d’Hélène Gaudy. Son précédent livre, Plein hiver (2014, Actes Sud), évoque l’histoire d’un ado volatilisé, qui réapparaît quatre ans plus tard dans sa ville du nord des États-Unis. Au-delà du problème de l’identité, de la fragilité adolescente, de l’ennui, des rêves, des amours, le tour de force du roman est d’avoir fait de Lisbon, une ville fictive, extrêmement réelle.
Theresienstadt, aujourd’hui Terezin, forteresse en forme d’étoile accueillit très longtemps une importante garnison. Devint prison. Les nazis en firent un camp de transit pour les juifs tchèques. Avant de le transformer en lieu de simulacre. « Dans ses rues embellies pour faire croire à un « ghetto modèle », on a joué pour la caméra des scènes d’une vie quotidienne entièrement fictive, interprétées par des figurants involontaires qui seraient presque tous envoyés à la mort.  » Hélène Gaudy effectue d’incessants allers et retours dans l’espace et le temps, tisse une sorte de réseau ferroviaire de l’extermination industrielle de Drancy à Dachau. Elle observe, interroge, quête les témoignages des habitants chassés de Terezin, des survivants, de ceux qui vivent maintenant dans cet ex-lieu d’horreur, les met en relation, analyse les différentes façons de commémorer. Le texte prend des allures de précipité. Faits historiques, statistiques, comparaisons, références littéraires, artistiques flottent ou se stratifient. Avec un minimum de pathos, sans dogmatisme, d’une écriture lumineuse, elle insiste sur de tout petits détails qui s’aimantent, entrent en écho, en vibration. Un hommage pudique, respectueux, extrêmement vivant.

Hélène Gaudy, vous portez un regard singulier sur le monde à travers vos livres, sur le fond et la forme, les lieux et leurs mémoires. D’où vient-il ?
Enfant, j’ai vécu dans une certaine sédentarité, tout en rêvant constamment aux voyages que mes parents avaient faits avant ma naissance. Le déplacement s’est installé en moi dans le fantasme, la projection et bien sûr, les voyages réels, quand il m’est arrivé d’en faire, n’avaient rien à voir avec ce que j’avais imaginé. Dans cet écart s’est installée l’envie d’écrire, et un questionnement récurrent sur ce qu’on voit, les traces que le paysage nous laisse, comment les lieux qu’on arpente, dans lesquels on vit, deviennent des sortes de millefeuilles faits de multiples strates, différentes pour chacun. Personne ne vit dans le même lieu, et c’est une évidence qui ne cesse de me fasciner.

Dans Une île, une forteresse, votre démarche est aussi journalistique que littéraire. Un peu à la manière de Truman Capote dans De sang-froid
Dans chaque livre, j’essaie de trouver une approche différente sur les lieux – qui sont, souvent, au cœur du texte. Dans mon roman précédent,...

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