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Éditeur « Ecrire la terre »

octobre 2016 | Le Matricule des Anges n°177 | par Éric Dussert

Basé à Marseille, l’éditeur Baptiste Lanaspeze appelle l’Homme à renouer ses liens profonds avec la nature. Ses alliés sont des lanceurs d’alerte et tous les précurseurs de l’écologie.

Tandis que vogue entre Asie et Amérique un sixième continent composé de déchets plastiques et que se répandent ubi et orbi les microparticules radioactives issues de la centrale de Fukushima, personne ne verra d’inconvénient à ce que l’on interroge Baptiste Lanaspeze, jeune éditeur marseillais qui s’est focalisé sur la nature. Wildproject, sa marque d’inspiration américaine a mis en évidence depuis 2008 le courant des « nature writings » qui rencontre toujours plus l’intérêt chez les lecteurs occidentaux, ces derniers se rendant compte des graves inepties de l’urbanisme, de la profonde inhumanité de l’architecture contemporaine et de la généralisation de la « grande distribution », de la climatisation et du plastique réunis. Au-delà du récit de séjour en pleine cambrousse (tous hémisphères, tous climats), forme traditionnelle, il apparaît que l’écologie peut rencontrer les lecteurs les plus littéraires selon des modalités à réinventer sans cesse. C’est ce que démontrent les écrivains beat comme Gary Snyder, un critique d’art comme Pierre Restany ainsi que Ce qui a lieu, un essai de l’universitaire Pierre Schoentjes, qui forge son « écopoétique » en labourant les œuvres de Mario Rigoni Stern, de Pierre Gascar, de Claude Simon, et, naturellement, de Jean-Loup Trassard – dont le roman Dormance pourrait bien devenir une pierre de touche de l’éco-littérature. Pour l’heure, la maison d’édition de Baptiste Lanaspeze a construit son feu pour envisager « le monde de demain » et a disposé tout autour des collections où il installe les classiques et précurseurs de l’écologie ou encore des récits consacrés à des topographies « sentimentales » comme sait les écrire le muscher québecois Julien Gravelle. Jean Giono aurait aimé ça. Et l’on ne vous a encore rien dit de Tanaka Shozo…

Qu’est-ce qui dans la philosophie vous a poussé à vous concentrer sur la notion de nature ?

C’était au départ une intuition d’étudiant. Tous ceux qui ont étudié la philosophie dans un cadre scolaire et universitaire s’en souviennent : « la nature n’existe pas ». Selon ce dogme pseudo-kantien, l’idée de Nature serait prémoderne, elle renverrait à des cosmogonies essentialistes, des conceptions du monde arriérées, d’avant l’institution du sujet moderne. On laisse la nature aux sciences dures, et éventuellement à la littérature – mais en philosophie, il n’y aurait plus de nature. L’univers est coupé en deux : sujet et objet, liberté et nécessité, esprit et matière – homme et nature. Ceux qui remettent ça en question sortent du cadre et perdent toute crédibilité. À la fin du XXe siècle, certains professeurs gardiens du temple ont remis un coup de vis à ce dogme fondateur, et ont été récompensés du prix Médicis [Ferry 1992]. Pas de nature en philosophie ? Pas de nature pour la reine des sciences, la science des fins et des valeurs ? Cette idée me semblait gênante et discutable, et sa dimension dogmatique me la rendait encore plus suspecte.

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