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Domaine français L' Épaule du cavalier

novembre 2016 | Le Matricule des Anges n°178 | par Éric Dussert

L' Épaule du cavalier

Lucide et aimable, Ling Xi démontre sans ambages qu’une Chinoise installée en France ne perd pas le goût de raconter ni celui d’étaler au grand jour les vices de la société ainsi que le terrible duo difficultés/mesquineries qui tient l’engeance humaine sous sa coupe. Dans L’Épaule du cavalier, son troisième ouvrage, qui se propose comme un hommage à Maurice Nadeau, son éditeur disparu, elle aborde la question du temps, ce cavalier qu’il serait bien imprudent d’interrompre et, partant, de la nostalgie qui baigne ce qui ressemble à son exil. « À ces instants purs et fugaces tel le dur éclat d’un diamant, Maurice m’est revenu. Lui qui a retrouvé Pia, Beckett, Cioran… il doit être heureux de pouvoir enfin se livrer à des orgies de silence entre nihilistes. Dans leur éternité comme leur vie, chaque minute sera féconde. »
À travers le récit de destins curieux, drôles ou représentatifs et de proses poétiques, elle poursuit sa description des humeurs du monde. On la savait portée à la tendresse dont elle nimbe généralement ses personnages, on la retrouve plus émue encore et adroitement transformée en chat dans un récit final qui prouve que l’être quel qu’il soit a tout intérêt à serrer les dents et à poursuivre son rêve et son désir. Pour Ling Xi, c’est un cheval qui donne le tempo. « Un cheval court en moi. Il galope, il se cabre, il piétine si fort qu’il me fait mal. Il veut sortir de là où je l’emprisonne. J’entends son hennissement, comme une sirène, m’appelant à bord de ce navire qui d’un instant à l’autre lèvera l’ancre sans plus m’attendre. Du plus profond de la nature, je perçois son cri. » Si l’on se sent apaisé à la lecture de Ling Xi, on ne peut s’empêcher de constater qu’à la désillusion et à la difficulté de vivre, elle a su opposer une volonté de fer. « Je tâchais d’être heureuse et je le suis devenue. » En somme, Ling Xi est un baume.

Éric Dussert

L’épaule du cavalier de Ling Xi
Maurice Nadeau, 134 pages, 17

Le Matricule des Anges n°178 , novembre 2016.
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