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Entretiens Un Gatsby de banlieue

avril 2017 | Le Matricule des Anges n°182 | par Thierry Guichard

Dominique Fabre, dans son vingtième livre, ressuscite le début des années 80 entre Paris et Sèvres, sous le regard d’un jeune homme jamais sorti de l’enfance. Touchant.

Les Soirées chez Mathilde

L’est dans un café de quartier que tout commence. Sous la télévision toujours allumée du troquet, le narrateur, en rupture d’études, tombe amoureux d’un Égyptien (« descendant des pharaons ») qui bricole sa vie d’un chantier l’autre et l’ancre au rêve de retourner dans son pays avec le permis de conduire et une voiture pour y faire le taxi. Il y croise aussi un ingénieur, « l’Ingé » que l’addiction à l’alcool conduit là entre deux colloques aux États-Unis. C’est lui, l’Ingé, qui va le conduire, de l’autre côté du périph’ à rencontrer Mathilde qui fut une grande danseuse, qui reste belle et mystérieuse dans sa fragilité astrale. Autour de l’ingénieur et de Mathilde d’autres personnages, comme des phalènes, viennent aux soirées du couple, tisser comme ils le peuvent leur propre mythologie. Ce sont tous des personnages un peu abîmés mais qui tentent de garder vifs les rêves qui les ont un jour animés, même quand la mort d’un nouveau-né est passée par là. Dominique Fabre dessine de fins portraits, tout en détail, atmosphères et retenue. On entre peu à peu dans cette communauté qui a, la nuit, Paris à ses pieds et qui met des silences au bout des phrases pour ne jamais blesser personne. On prend des nouvelles, on se regarde, on se sourit. On parle de l’Ingé parti outre-Atlantique des mois loin de Mathilde, en disant « il », en disant « lui » sans que son nom ait été évoqué au préalable dans les discussions. On a les mêmes pensées, inutiles de s’en convaincre. On pense au Gatsby de Fitzgerald : même position du narrateur et cette abyssale mélancolie sur quoi les phrases tissent des passerelles fragiles où tenter d’avancer malgré tout.
Dominique Fabre ramène les ombres du passé sur le devant de la scène, et, tel son narrateur, il les regarde encore évoluer dans cette banlieue qu’une lumière mélancolique irradie encore. Le temps se fige. Les absents sont là, et si présents qu’on se dit que le romancier est le seul qui aux morts donne une vie éternelle et sensible.

Dominique Fabre, votre premier roman, Moi aussi un jour j’irai loin (Maurice Nadeau, 1995) évoquait les errances d’un chômeur dans Paris. La presse avait pensé qu’il s’agissait d’un témoignage ; or c’était une pure fiction. Aujourd’hui, votre nouveau roman relate les souvenirs d’un étudiant dans les années 80. Qu’est-ce que ce roman emprunte à votre biographie ?
J’ai été étudiant à Nanterre, j’ai fait une maîtrise et un D.E.A. de philosophie, je vivais très isolé et n’assistais pas aux cours, ou peu, je me présentais aux U.V. en fin d’année. J’allais parfois aux cours de traduction anglaise, sans être inscrit, ça me plaisait bien la traduction. Je me souviens de l’anpe, à la station du RER, et de ce sentiment d’angoisse qui me saisissait parfois, le même que celui du narrateur dans Les Soirées chez Mathilde, car je vivais seul et sans revenus réguliers. La fréquentation du café, de l’anpe et des agences d’intérim, la passion éprouvée pour l’ouvrier du bâtiment et...

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