La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
ZA Loup à Loup 83570 Cotignac
tel ‭04 94 80 99 64‬
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Domaine français La Nuit sera belle de Lucie Desaubliaux

avril 2017 | Le Matricule des Anges n°182 | par Chloé Brendlé

C’est un beau roman un peu bancal ; on peut y projeter nos rêves et nos déceptions. La faute à son titre, La Nuit sera belle. Un faux air de programme : trois amis préparent une expédition dans un appartement. Belle et simple idée qu’a eue Lucie Desaubliaux pour son premier roman : comment tenter d’habiter un espace et un temps. Idée d’actualité, aussi, quand les matins ne chantent guère. Comme Mary Poppins de son sac, cette diplômée en expression plastique arrive à tirer d’une intrigue réduite des tas d’objets plus ou moins improbables, une théière en forme de tesseract, un puzzle à l’envers, un bateau… Tout est bon pour alimenter l’imagination et les réflexions d’Arek, d’Ivan et de Todd C. Douglas. Le trio préfère perdre son temps plutôt que de gagner sa vie, et apprendre à être « poreux  ». En descendants de Michaux ils s’ingénient à repeupler le vide ; en lectrice de Deleuze Lucie Desaubliaux parle d’interstice et de rhizome.
On le devine, La Nuit sera belle est une sorte de fantaisie philosophique, de conte à l’usage de ceux qui se demandent ce que faire veut dire et qui n’aiment pas trop qu’on le leur demande. C’est à la fois peu et beaucoup. Souvent les personnages manquent d’incarnation ; certains passages sont trop démonstratifs et didactiques, mais l’écriture nous surprend dans de petites notations, quant au choix des fragments et à l’alternance du récit et du dialogue, ils sont très réussis. On a envie de porter le roman comme les amis échafaudent leur projet : « C’est un moment très délicat. Ils vont enfin vérifier s’ils ont bien tout mis à la bonne place sur le corps de l’idée – le nez au milieu de la figure, les jambes au-dessus des pieds, les yeux pas trop espacés et les oreilles pas trop grandes. C’est à ce moment du décollage qu’elle est la plus fragile et qu’elle peut se ramasser à cause d’une seule erreur. Beaucoup se cassent à la première chute. Ce soir, ils testent les ailes. »

Chloé Brendlé

Actes Sud, 188 pages, 18,50

La Nuit sera belle de Lucie Desaubliaux Par Chloé Brendlé
Le Matricule des Anges n°182 , avril 2017.
LMDA papier n°182
6,50 
LMDA PDF n°182
4,00